Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

Airbus Helicopters cherche un nouveau souffle

Olivier James

Publié le

Malgré une année 2013 marqué par plusieurs accidents impliquant ses appareils et des problèmes techniques, Airbus Helicopters affiche des livraisons à la hausse. Son PDG cherche à rassurer les clients sur la fiabilité des appareils.

Airbus Helicopters cherche un nouveau souffle © D.R. - Eurocopter

On le sent soucieux de trouver les bons mots. C’est l’impression laissée par Guillaume Faury, PDG d’Airbus Helicopters (ex Eurocopter) depuis mai 2013, lors de la conférence de presse des résultats du groupe. Il faut dire que l’année 2013 a été marquée par deux accidents impliquant des appareils d’Airbus Helicopters, l’un en août au large des îles britanniques des Shetland et l’autre en novembre en Ecosse, et par le retard du nouvel EC175 et des problèmes techniques sur l’EC225. Le PDG a donc martelé les mots "sécurité", "fiabilité", "qualité", "compétitivité" afin de redonner confiance à ses clients.

Signal positif : Airbus Hélicopters a mis fin à la baisse continue depuis 2008 de ses livraisons, qui avait alors atteint un niveau record de 588 appareils. En 2013, le groupe a livré 497 hélicoptères, soit 22 appareils de plus qu’en 2012. De quoi confirmer sa place de numéro un dans le marché civil avec 46% des parts de marché, devant entres autres Bell, AW et Russian. Airbus Helicopters est en revanche à la quatrième place dans le secteur militaire avec 11% des parts de marché, derrière Russian, Sikorsky et Boeing.

Le secteur civil représente 55% de l’activité d’Airbus Helicopters, les 45% restant sont liés aux activités militaires. Si les livraisons sont reparties à la hausse, le carnet de commandes est quant à lui à la baisse. Le groupe a enregistré 422 commandes en 2013, contre 469 en 2012. Parmi les baisses notables de commandes, il s’est par exemple vendu, en 2013, 33 appareils de la famille des Super Puma (Cougar, EC225 et EC725), contre 37 en 2012. Le niveau de commandes de l’EC175 a été aussi décevant, passant de 19 appareils en 2012, contre 5 en 2013. La baisse la plus importante provient de la famille EC120 (Ecureuil, Fennec et EC130) : 211 hélicoptères vendus en 2013, contre 258 en 2012.

Le secteur civil en croissance

Malgré ces résultats en demi teinte, Guillaume Faury veut croire que les prochains mois marqueront un redressement du groupe, à tous les niveaux. Le changement de nom d’abord, devrait fournir au groupe un avantage commercial, grâce à la renommée d’Airbus. Le plan de transformation que lance le PDG vise dans le même temps à répondre davantage aux besoins des clients, notamment via des services renforcés. Un nouvel appareil s’apprête aussi à faire son entrée en production. "Je peux annoncer aujourd’hui que nous avons obtenu de l’AESA la certification de l’EC175", a affirmé Guillaume Faury. Le PDG a indiqué que les premières livraisons seraient effectuées dans le courant de l’année, sans donner davantage de précisions sur la date, auprès de trois grands clients. Le nouvel EC175 T2 sera également certifié au cours de l’année.

Les perspectives de marché donnent aussi le sourire au dirigeant du groupe. Si le marché du militaire souffre d’une diminution des budgets de défense, en Europe comme aux Etats-Unis, les activités civiles pourraient fournir de nombreuses opportunités. Le secteur des plates-formes offshore a été mentionné à plusieurs reprises, les hélicoptères répondant parfaitement aux besoins d’interventions sur ces installations. Quant aux grandes zones géographiques, la Chine, le Vietnam, la Malaisie, le Brésil et l’Europe Centrale devraient connaitre des taux de croissance élevés pour les activités parapubliques (police, médicale…).

Olivier James

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

28/01/2014 - 19h32 -

Bonsoir

Un correctif à apporter SVP : c'est EC145 T2 et non l'EC175 T2 qui sera certifié dans l'année par Airbus Helicopters.

merci

Laurent
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle