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L'Usine Aéro

Airbus Group va signer une moisson de contrats et d’accords avec la Chine

Olivier James , , ,

Publié le

La visite du président chinois Xi Jinping en France devrait resserrer les liens déjà forts entre la Chine et Airbus Group. Des commandes d’avions et d’hélicoptères vont être passées ainsi que plusieurs accords stratégiques.

Airbus Group va signer une moisson de contrats et d’accords avec la Chine
L'usine Airbus de Tianjin, en Chine
© Jagooah - wimimedia commons

Les liens aéronautiques trentenaires entre la France et la Chine n’ont peut-être jamais été aussi forts. La visite du président chinois Xi Jinping devrait venir renforcer ces liens : les bonnes nouvelles devraient s'enchaîner, ce mercredi 26 mars, pour Airbus Group (ex-EADS). Des commandes d’avions et d’hélicoptères sont attendues. Mais pas seulement.

Le première bonne nouvelle est pour Airbus Helicopters (ex-Eurocopter), qui devrait signer un accord de coopération industrielle avec l’avionneur chinois Avic, pour la production de 1 000 hélicoptères. Les deux industriels produiront, à Marignane (Bouches-du-Rhône) pour le français et à Harbin pour le chinois, des EC175. Cet appareil servant au transport civil a été développé par Airbus Helicopters et Avicopter, la filiale spécialisée d'Avic.

Les annonces positives concerneront aussi Airbus, la branche phare du groupe spécialisée dans l’aviation civile. D’après nos informations, le premier round commencera à Paris au siège du groupe avec la signature de documents concernant la création d’une zone franche à Tianjin où se trouve la ligne d’assemblage d’Airbus. Seront présents Fabrice Brégier, le PDG d’Airbus, ainsi que les autorités chinoises. De cette ligne d’assemblage, située au nord-est du pays, à quelque 100 kilomètres de Pékin, sortent depuis 2009 des A320 et des A319. Sa production de monocouloirs ne cesse d’augmenter, elle est passée de 11 appareils assemblés en 2009 à 46 en 2013.

Le dégel de 27 A330

Puis, direction l’Elysée, toujours pour cette même ligne d’assemblage chinoise. Commencées en août 2012, les négociations sur l’extension du partenariat de cette installation stratégique pour Airbus devraient aboutir à son renouvellement pour dix ans, sur la période 2016-2026. Ces négociations ont commencé en août 2012. Il aura donc fallu un peu plus d’un an et demi pour trouver un terrain d’entente. L’accord devrait prévoir une cadence de production de quatre avions par mois.

Autre volet très attendu : le dégel de 27 A330, qui avaient été commandés, puis mis en suspens par les autorités chinoises suite au projet européen de quotas de CO2 pour les compagnies aériennes. Sur les 45 appareils gelés initialement, 18 ont été débloqués. Ceux qui restent dans la balance ont été retirés du carnet de commande d’Airbus. Leur dégel gonflera les chiffres de commandes d’A330.

Le très alléchant trafic chinois

Le dernier round pour Airbus devrait concerner non des commandes, mais la signature d’une coopération stratégique avec la Chine concernant la gestion du trafic aérien, dénommé "air trafic management". "La Chine s’intéresse à notre expertise en la matière en raison de la croissance de son trafic aérien.", justifie un porte-parole d’Airbus. La filiale d’Airbus Group, qui participe d’ailleurs au projet Cesar dédié aux technologies du trafic aérien, pourrait ainsi mettre en place des solutions logicielles, au sol et embarquées dans les appareils, pour sécuriser la montée en puissance des flottes aéronautiques chinoises.

La relation entre Airbus Group et la Chine n’est pas nouvelle. Elle a démarré avec la première livraison d’un A310 à la compagnie China Eastern en 1985, puis avec l’installation successive de bureaux à Pekin, de centres d’entraînement de pilotes et d’ingénierie pour se poursuivre avec l’inauguration en 2008 de la ligne d’assemblage à Tianjin. Mais cette journée devrait permettre au groupe d’accélérer encore son développement dans ce pays dont le trafic aérien, pour les avions et les hélicoptères, promet de constituer l’un des marchés aéronautiques les plus porteurs des prochaines décennies.

Olivier James

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