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L'Usine Aéro

Airbus en formation serrée

Olivier James ,

Publié le

Airbus en formation serrée

Recherche d’économies, rentabilité jugée insuffisante, suppression de postes… Le groupe Airbus, malgré son tonitruant carnet de commandes de 1 000 milliards d’euros annoncé fin 2015, n’échappe pas à la règle : face à la concurrence mondialisée, il veut améliorer sa compétitivité. L’avionneur européen a annoncé, mardi 29 novembre, qu’il allait supprimer 1 164 postes sur un total de 136 000 et procéder à la fermeture, d’ici à 2019, de son site administratif de Suresnes (Hauts-de-Seine) qui emploie environ 500 personnes. Des mesures qui trouvent leur origine dans la fusion entre Airbus Group et sa principale division Airbus, officialisée en septembre et effective au 1er janvier 2017. Le PDG Tom Enders poursuit son objectif de centralisation du groupe. Au total, 325 personnes seront transférées vers le nouveau siège du groupe, à Toulouse. Surtout, il mène à bien son grand œuvre engagé depuis son arrivée à la tête d’Airbus Group en 2012 : le processus de normalisation d’Airbus. Née d’un regroupement d’entreprises liées à des États, Airbus se transforme en société indépendante et intégrée qui ne doit rendre des comptes qu’à elle-même… et à ses actionnaires. Avec une rentabilité rase-mottes de 6 %, contre 10 % en moyenne dans l’aéronautique, le groupe se déleste. Mais il n’est pas le seul. Avant lui, Boeing, Bombardier, Embraer, Rolls-Royce ont procédé à des suppressions de postes, pressés par une concurrence mondiale orchestrée par les compagnies aériennes. Alors qu’Airbus n’envisage pas de nouveaux programmes d’avions avant une décennie environ, l’avionneur aura en quelques années changé de braquet. À gros traits : coup de frein sur la recherche, pleins feux sur la production. Au grand dam des bataillons d’ingénieurs en développement. Avec les fonctions support, celles liées à la R & D sont les premières touchées par le plan annoncé. A contrario, 230 postes en lien avec la transformation digitale sont créés, leviers d’une plus grande productivité. Frappante concomitance : la veille, Airbus remportait une manche contre Boeing dans leur interminable différend économique, avec l’OMC pour arbitre. Un jour peut-être, Airbus et Boeing n’auront plus besoin des États et seront en mesure de voler de leurs propres ailes. 

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