Airbus Defence & Space vigilant face à l’arrivée du tandem Google-SpaceX dans les satellites

François Auque, le patron d’Airbus Defence & Space France a dit sa vigilance face aux rumeurs de financement par Google des projets d’Elon Musk dans le domaine des satellites. 

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Airbus Defence & Space vigilant face à l’arrivée du tandem Google-SpaceX dans les satellites

Vigilance. Lors de ses vœux à la presse, ce mardi 20 janvier, François Auque, le président d’Airbus Defence & Space France, a commenté les rumeurs d’alliance entre Google et SpaceX dans le domaine des satellites.

"Nous sommes à un moment de l’histoire de l’industrie spatiale où il y a, comme ce fut le cas il y a dix ou quinze ans avec Skybridge ou Teledesic, une éclosion d’idées sur de nouveaux business models, a expliqué le PDG. Il y a dix ans, ces idées se sont effondrées... Nous assistons à une nouvelle émergence d’idées avec des moyens qui sont aujourd’hui sans commune mesure avec ceux de l’époque. Nous regardons ces évolutions avec beaucoup de sérieux et nous ne prenons jamais la concurrence à la légère."

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François Auque a rappelé que le groupe avait vécu une année 2014 "historique" à la fois en termes de commandes, mais aussi en terme organisationnel avec la réunion des activités d’Airbus et de Safran dans les lanceurs. "La première phase consistait à réunir les équipes programmes, soit environ 400 personnes. La phase 2 verra la réunion tous nos actifs dans le domaine des lanceurs civils et militaires. Cela concerne environ 8000 personnes", affirme le dirigeant.

Ariane 6 ouvre la voie à la réutilisation

Questionné sur la démarche de SpaceX de tester la récupération et la réutilisation d’un étage de sa fusée, le patron d’Airbus Defence & Space s’est montré plus critique : "Récupérer un étage, c’est bien, et je salue ce que SpaceX a fait. Ils vont réussir. Mais ça n’est pas le sujet. Le sujet, c’est de réutiliser un étage de fusée dans des conditions économiques efficaces. Si cela coûte plus cher que de refaire du neuf, c’est un défi purement intellectuel", a expliqué François Auque, rappelant les échecs américains dans le domaine sur les navettes spatiales.

Notre dossier : Ariane 6, la fusée qui doit relancer l'Europe du spatial

"Nous y réfléchissons depuis longtemps et cette question a été au centre de la remise en cause de la définition d’Ariane. La fusée définie lors de la conférence de Naples [en 2012, ndlr] avec les moteurs à poudre ne permettait aucune possibilité de réutilisation. Une des raisons des configurations d’Ariane 6.2 et 6.4, c’est d’ouvrir la voie à la réutilisation. Nous n’allons pas le faire demain, mais la voie est ouverte", a expliqué le patron d’Airbus Defence & Space.

Patrick Déniel

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