Airbus Defence and Space finalise son premier satellite tout électrique

L'Europe se lance dans la course aux satellites à propulsion électrique ! Le tout premier satellite entièrement fabriqué en en Europe à propulsion électrique, Eutelsat 172B, est soumis à une dernière série de tests avant d'être transféré à Kourou, en Guyane, en vue d'un lancement avec Ariane 5 en avril.

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Airbus Defence and Space finalise son premier satellite tout électrique

Le premier satellite européen à propulsion électrique va bientôt être envoyé en orbite. Eutelsat 172B, fabriqué par Airbus Defence and Space, est soumis à une dernière série de tests avant d'être transféré à Kourou, en Guyane, pour un lancement avec Ariane 5 prévu en avril.

Eutelsat 172B dispose d'une puissance électrique de 13 kW pour une masse de lancement de 3,5 tonnes. Ce satellite, qui repose sur la plate-forme Eurostar E3000 d'Airbus Defence and Space dans sa toute dernière évolution Electric Orbit Raising (EOR), utilise exclusivement la propulsion électrique pour la mise en orbite initiale et toutes les manœuvres orbitales.

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Eutelsat 172B ne va donc pas utiliser du carburant, mais l'énergie produite pas ses propres panneaux solaires. Ce dernier, utilisant les mêmes principes qui font que deux mêmes pôles d'un aimant se repoussent, va donc fournir l'énergie nécessaire pour que le satellite atteigne son orbite et s'y maintienne.

Passer à l'électrique permet d'avoir des satellites plus légers. Le carburant, habituellement utilisé pour faire fonctionner les satellites et les envoyer en orbite, représente environ les deux tiers du poids du satellite. Or, avec un satellite plus léger, les coûts de lancement sont considérablement réduits : "Au-dessous d'un certain seuil, chaque kilogramme en moins peut représenter une économie de 20 000 euros", précise le CNES sur son site.

Si la propulsion électrique permet une économie de coût considérable, le satellite met beaucoup plus de temps pour atteindre son orbite : "La propulsion chimique leur permet de faire le trajet en une dizaine de jours alors qu’il leur faudrait entre 3 et 6 mois avec la propulsion électrique", détaille le CNES. Toutefois, les opérateurs dans le spatial sont habitués à devoir travailler sur des temps longs, et le gain en terme de coût est tellement important que ce mode de propulsion séduit de plus en plus.

Léna Corot Journaliste à L'Usine Digitale

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