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Airbus : de nouveaux soucis sur les ailes de l'A350

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Le responsable du programme A350, Didier Evrard, a fait état mercredi d'un retard d'environ quatre semaines lié à un problème avec le robot qui percera les ailes de l'avion.

Airbus : de nouveaux soucis sur les ailes de l'A350

Airbus rencontre des problèmes liés au perçage de trous dans les ailes de son nouveau long-courrier A350. Une annonce qui a eu pour conséquence de faire baisser l'action de sa maison-mère EADS de 4,7 % le 11 juillet, des analystes signalant que ces difficultés prenaient plus de temps que prévu à résoudre.

Le responsable du programme A350, Didier Evrard, a fait état mercredi lors du salon aéronautique de Farnborough d'un retard d'environ quatre semaines sur le nouvel appareil d'Airbus. Ce retard est lié à un problème avec le robot qui percera les ailes de l'avion, a laissé entendre une porte-parole de l'avionneur européen à Reuters.

"L'assemblage final de l'A350 progresse bien, mais il y a des problèmes dans le perçage de trous dans les ailes, qui prend plus longtemps que prévu", écrivent les analystes d'UBS dans une note.
"Il n'est pas possible de quantifier l'impact de ces retards, mais nous estimons qu'ils sont bien intégrés dans notre scénario de base - à savoir un retard d'un an et un dépassement de coût d'un milliard d'euros (1,25 euro par action)".

Un "défi" de tenir les engagements

Le numéro deux d'Airbus a réaffirmé que le calendrier de l'A350 pouvait être tenu, mais restait serré. "Je dirais qu'avec l'A350 nous avons fait de grands progrès. Nous avons livré (les sections du premier appareil test) comme promis à la ligne d'assemblage final. Le calendrier global de nos engagements est toujours tenable, mais présente un défi", a dit Gunter Butschek à Reuters.

"L'action EADS a reculé aujourd'hui principalement en raison d'inquiétudes sur une éventuelle charge au deuxième trimestre", a commenté Nick Cunningham, analyste chez Agency Partners.

"Pour nous, c'est une nouvelle preuve de la nervosité générale des investisseurs, les développements (de programmes) et les commentaires négatifs sur le secteur de l'aéronautique retenant davantage l'attention que les nouvelles positives (commandes du Boeing 737 MAX, bonne résistance du trafic aérien mondial, baisse du prix du pétrole)", constate Rob Stallard, analyste chez RBC Capital Markets dans une note.

galerie photo Diaporama

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