Airbus, Dassault et Finmeccanica confirment leur projet de drone MALE européen

Trois groupes d'aéronautique européens - Airbus, Dassault et Finmeccanica - ont annoncé ce lundi 19 mai avoir soumis aux gouvernements allemand, français et italien une proposition concrète pour construire ensemble un drone militaire d'ici 2020, dans un marché pour le moment dominé par les États-Unis et Israël.

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Airbus, Dassault et Finmeccanica confirment leur projet de drone MALE européen

Le drone MALE (Moyenne altitude longue endurance) s'envolera bien dans le ciel européen en 2020. Airbus, Dassault et Finmeccanica (Alenia Aermacchi) ont indiqué dans un communiqué conjoint être "aujourd'hui d'accord sur les modalités pratiques d'une telle approche commune". Piqués au vif par la décision du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian d’acheter douze Reaper américains, les trois industriels avaient lancé au dernier salon du Bourget un appel pour le lancement d’un projet européen.

La plateforme serait fournie par EADS sur la base de Talarion, un projet de bimoteur de 28 mètres abandonné il y a deux ans. Les équipements viendraient de Finmeccanica et le système global serait opéré par Dassault. Si le groupe d'Eric Trappier et celui de Tom Enders semblent avoir enterré la hache de guerre, il reste deux inconnues à lever : qui financera le milliard d’euros que coûte le développement de l’appareil et surtout comment mettre au point un avion qui corresponde aux attentes de plusieurs acheteurs ? C’est sur cet écueil que le projet Talarion avait échoué : France, Allemagne, Royaume-Uni et Espagne n’avaient alors pu se mettre d’accord sur l’architecture du drone.

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Le Talarion avait été développé depuis 2007 sur fonds propres par EADS pour répondre aux besoins européens de reconnaissance, de renseignement et de surveillance. Le groupe prévoyait initialement d’en vendre 45 exemplaires (18 pour la France, 18 pour l’Allemagne et 9 pour l’Espagne) soit près de 3 milliards d’euros de commandes. En 2010, la France et le Royaume-Uni avaient lancé une coopération autour de Dassault et de BAE Systems sur un programme concurrent baptisé Télémos.

En juillet 2012, sans aucune commande ferme, EADS avait annoncé l’abandon du programme après avoir échoué à obtenir le soutien des Etats européens.

Patrick Déniel

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