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L'Usine Aéro

Airbus-Dassault : deux scénarios pour un divorce

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Airbus Group pourrait revendre sa participation au sein du constructeur européen Dassault Aviation, a indiqué l'industriel dans un communiqué le 30 juillet. Ses actions pourraient être en partie rachetées par la famille Dassault, qui détient actuellement 50,55% du capital du groupe, mais également par l'Etat français. 

Airbus-Dassault : deux scénarios pour un divorce © Dassault Aviation

"Dans le cadre de la refonte de son portefeuille, Airbus Group poursuit différentes solutions pour la vente de sa participation dans Dassault Aviation", dévoile la société dans un communiqué le 30 juillet, en parallèle de l'annonce de ses résultats semestriels. L'ex-EADS détient actuellement 46,32% des actions de l'avionneur de Saint-Cloud. Leur vente rapporterait, au cours de l'action Dassault Aviation du 30 juillet, environ 5 milliards d'euros.

Cette possible cession est liée à la vaste réorganisation mise en œuvre par la multinationale depuis un an. Elle vise à "optimiser l’accès au marché, réduire les coûts et globalement améliorer la compétitivité du groupe", avait expliqué l'entreprise lors de l'annonce d'un plan social qui allait la conduire à supprimer près de 6 000 emplois en Europe.

The Children's Investment Fund (TCI) avait demandé à Airbus Group de vendre ses parts dans Dassault Aviation il y a un an : le fonds d'investissement détenait alors 1% de la compagnie, qui s'appelait encore EADS. Il avait adressé en août 2013 une lettre au PDG de la firme, Tom Enders, lui demandant "formellement qu'EADS cède sa part dans Dassault Aviation dès que possible", précise l'AFP. Cette participation n'a selon TCI qu'une "valeur stratégique limitée" : la multinationale n'a pas de pouvoir décisionnel sur l'avionneur, car elle n'en détient pas la majorité du capital.

La famille Dassault se renforce

Deux scenarios sont possibles pour le rachat de ces actions. La famille Dassault a toutes les cartes en main. Elle détient, via la holding "Groupe industriel Marcel Dassault", 50,55% des parts de l'entreprise. Cette holding, dirigée par Serge Dassault, dispose donc de la majorité des voix au conseil d'administration. Elle peut imposer ses choix.

Racheter au moins une partie des actions détenues actuellement par Airbus Group permettrait à la famille de se renforcer plus encore dans le capital de Dassault Aviation. L'entreprise pourrait ainsi décider d'émettre de nouvelles actions - et donc de diluer son capital - sans que les Dassault ne deviennent minoritaires.

L'Etat prend la main

L'Etat français ne possède aujourd'hui directement qu'une seule action de Dassault Aviation. Un symbole. Il ne peut peser sur l'entreprise familiale qu'indirectement, via les parts qu'il détient dans Airbus Group. La société familiale est pourtant stratégique pour l'Etat : elle construit notamment les avions de combat Rafale.

Au printemps dernier, Airbus Group a réorganisé sa gouvernance. Paris (comme Berlin), a perdu son droit de véto sur certaines décisions prises par l'ex-EADS, notamment sur la vente de tout ou partie des actions qu'il détient dans Dassault Aviation. En échange, Airbus Group consulte l'Etat avant de voter au conseil d'administration de l'avionneur.

La France a également un droit de préemption sur les actions de Dassault Aviation détenues par l'industriel européen. Il pourrait décider d'en faire usage pour garder un poids dans le conseil d'administration de l'entreprise, dont les décisions sont d'une importance stratégique pour l'Hexagone.

Lélia de Matharel

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