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L'Usine Aéro

Airbus, Boeing, Bombardier...Pourquoi l’aéro supprime (aussi) des emplois

Olivier James , , , ,

Publié le , mis à jour le 29/11/2016 À 07H26

Moins de deux mois après l’annonce de sa réorganisation, le groupe Airbus pourrait supprimer près d’un millier d’emplois selon différents syndicats. Le comité européen d'Airbus se réunit mardi 29 novembre au matin à Blagnac. La direction devrait préciser son plan de réorganisation.

Airbus, Boeing, Bombardier...Pourquoi l’aéro supprime (aussi) des emplois © Lorette Fabre

La réorganisation du groupe Airbus prend forme. Et le passage par la case sociale risque de faire mal. Aucune annonce officielle pour le moment, mais déjà les syndicats s’alarment. 780 postes seraient supprimés selon la CFTC et de plus d’un millier pour Force ouvrière. Alors que l’avionneur mène cet automne des discussions avec les partenaires sociaux, la réduction d’effectifs qui se profile place l’industriel européen dans le sillage des autres acteurs du secteur.

Paradoxe : alors que jamais le secteur n’a connu une telle dynamique industrielle, portée par un niveau de commandes historique, les poids lourds de l’aéronautique se délestent d’une partie de leurs effectifs. Chez Boeing, ce sont 4000 postes qui devraient être supprimés dans sa branche aviation commerciale sur 83000 salariés. Rolls-Royce ? Le motoriste compte supprimer 2600 emplois dans l’ingénierie aéronautique. Bombardier (3800 postes supprimés) et Embraer (1500 postes) suivent la même tendance. Sans oublier les cas français de Latécoère (236 postes) et Airbus Helicopters (582 postes). Ce n’est qu’un début.

Des effectifs sur la mauvaise pente

Va-t-on assister à une décrue inexorable des effectifs dans ce secteur, en plein âge d’or industriel, sans cesse mis en avant pour ses succès commerciaux ? En France, la filière employait 185 000 personnes en 2015, contre 130 500 dix ans plus tôt selon le Gifas. Mais la tendance haussière pourrait vite atteindre un plateau, puis laisser place à une lente décrue. Un mouvement déjà à l’œuvre dans le groupe Airbus : après le pic atteint en 2013 avec 144 000 salariés, les effectifs sont retombés à 137 000 en 2015. Certes, certains acteurs souffrent de marchés en berne, comme ceux des hélicoptères et des jets d’affaires. La véritable explication se trouve ailleurs.

Partout, les industriels serrent les boulons. Recherche de compétitivité en raison d’une féroce compétition mondiale entre avionneurs mais aussi entre compagnies aériennes, investissements dans des procédés toujours plus robotisés à l’image du chemin emprunté par le secteur automobile, implantations dans les pays low cost ou situés en zone dollars… Dans la vaste chaîne de valeur, des compagnies aériennes jusqu-au plus petit sous-traitant, chacun fait pression sur le voisin d'en bas. On voit mal comment le secteur, et la filière française en particulier, pourrait au regard de cette dynamique voir ses effectifs augmenter. Seule certitude : les emplois changeront peu à peu de nature, à la faveur d’une présence grandissante des technologies numériques dans l’appareil de production.

Olivier James

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