Economie

Airbus, Areva, EDF : en Chine, François Hollande promeut l’industrie française

Astrid Gouzik , , , ,

Publié le , mis à jour le 25/04/2013 À 15H16

En visite à Pékin ces jeudi 25 et vendredi 26 avril, François Hollande a amené quelques contrats dans ses valises, avec la ferme intention de faire avancer certains dossiers. Un accord d’intention pour l’achat de 60 Airbus par la Chine a d’ores et déjà été signé.

Airbus, Areva, EDF : en Chine, François Hollande promeut l’industrie française © DR

Le rééquilibrage de la balance commerciale. François Hollande est parti en Chine avec cette idée en tête. Et cela passe forcément par la signature de quelques juteux contrats. A commencer par la vente de soixante Airbus à la Chine.

Un accord d’intention a été signé, ce jeudi 25 avril, par François Hollande et le président Xi Jinping. Il porte sur l’achat par la Chine de soixante appareils à l’avionneur français Airbus.  Une première partie porte sur 18 A330 dont la commande est gelée depuis l’année dernière, en réponse à la taxe carbone que veut imposer Bruxelles aux compagnies aériennes. Le reste de la commande porte sur une commande ferme pour une quarantaine d’A320.

Selon une source industrielle citée par l’AFP, une part importante de cette commande devrait être fabriquée en Chine, dans l’usine de Tianjin, située à 150 km de Pékin.

Des accords dans le nucléaire

François Hollande et Xi Jinping ont également signé un accord pour une usine de retraitement de déchets nucléaires. Une lettre d'intention entre le français Areva et la China National Nuclear Corporation (CNNC) "acte la volonté" de "négocier et d'arriver à un accord en vue de la construction en Chine d'une usine de traitement-recyclage des combustibles usés utilisant la technologie française".

Sujet plus délicat pour les spécialistes du nucléaire : le réacteur de moyenne puissance qui pourrait être développé avec les chinois. La France et la Chine ont signé une déclaration de coopération entre Areva, le China Guangdong Nuclear Power Group (CGNPC) et EDF sur la poursuite d'"études communes en vue du développement d'un nouveau réacteur de troisième génération franco-chinois".

En France, le premier accord tripartite signé entre les trois industriels avait fait grand bruit. Début janvier, l’Inspection générale des finances (IGF) et la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) lançaient une enquête sur les relations franco-chinoises dans le nucléaire. Les enquêteurs cherchent à savoir si EDF a monnayé des intérêts stratégiques de l’industrie nucléaire tricolore.

Les deux présidents ont également signé un accord sur la préparation de la "phase 2" de la centrale nucléaire de Taishan, où deux réacteurs EPR sont actuellement en construction. Cette "phase 2" comprend la construction deux réacteurs EPR supplémentaires, Taishan 3 et 4.

L'investissement chinois en France

Par ailleurs, le président français a voulu montrer patte blanche et a assuré que "tous les obstacles, tous les freins" aux investissements chinois en France "seront levés". En guise de préambule au discours de François Hollande lors d'un forum économique, Xi Jinping avait fait part de ses attentes en ce sens.

"Nous sommes prêts à accueillir davantage d'investissements chinois en France", a assuré François Hollande, avant de répondre "clairement non" aux solutions protectionnistes pour résorber l'énorme déficit commercial français avec la Chine.

Astrid Gouzik

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