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Airbus A330 : pourquoi la commande de la Chine réjouit Toulouse

Olivier James , , ,

Publié le , mis à jour le 03/07/2015 À 11H23

La méga commande chinoise de 75 exemplaires d'A330, passée mercredi 1er juillet, va permettre à Airbus de maintenir la production de cet appareil sur son site toulousain avant le lancement de l'A330neo, prévu pour 2017. 

Li Hai (president de China Aviation Supplies Holding Company) et Fabrice Brégier (president d’Airbus), en presence du premier ministre chinois Li Keqiang, lors de la signature du contrat. 

Qui a dit que la croissance chinoise n'était pas bonne pour l'emploi français ? Après deux années de tergiversations, la Chine se décide à passer commandes de 75 avions A330. Joli coup pour Airbus: la signature s'est faite ce mercredi 1er juillet à Matignon, rien de moins, en présence de Fabrice Brégier, le pdg d'Airbus, de Li Hai, celui de la compagnie China Aviation Supplies (CAS), mais aussi de Li Keqiang, le Premier ministre chinois en pleine tournée française.

Surtout, le niveau de la transaction (45 commandes fermes et 30 engagements d'achat), qui représente 18 milliards de dollars au prix catalogue, soutien l'emploi... toulousain.

La raison: face à la faiblesse des commandes de ce long-courrier dans sa version classique, l'activité d'assemblage sur le site de Toulouse commençait à péricliter. L'avionneur annonce d'ailleurs depuis plusieurs mois la nécessité de baisser les cadences, lesquelles doivent passer de neuf à six appareils par mois courant 2016. Une baisse de régime temporaire, dans la mesure ou l'A330neo, la version remotorisée de l'appareil annoncée l'an dernier, commencera à être produit en 2017.

Une transition assurée
Alors que cette phase de transition entre deux versions s'annonçait délicate en termes d'activité industrielle, et donc d'emploi, la commande de la Chine arrive au point nommé. Airbus compte toujours assembler ces appareils sur son site français, et procéder dans un second temps à l'aménagement des cabines en Chine, à Tianjin où l'avionneur assemble déjà l'A320. Il fallait une commande d'au moins 50 A330 pour rentabiliser l'investissement, compris entre 150 et 200 millions d'euros.


La commande récente, le premier jour du salon du Bourget 2015, de Saudi Airlines pour 20 A330 enfonce le clou. Grâce à ces commandes, Airbus pourrait relever ses prévisions: la cadence s'établirait aux environs de sept avions par mois. Les deux commandes chinoise et saoudienne représentent donc environ 14 mois de production. La transition industrielle entre la version classique (dite "ceo") et la nouvelle version (dite "neo") semble assuré. Au grand bénéfice de l'emploi.

Olivier James
 

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