L'Usine Aéro

Airbus : 60 avions commandés, décrue sur l'A380 et révolte des cadres français

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35 appareils pour Gulf Air. La compagnie nationale de Bahrein, Gulf Air, a passé commande ferme avec Airbus pour 35 appareils, (15 monocouloirs A320 et 20 A330-300). Un contrat signé par les deux P-DG, Björn Naf de Gulf AIR et Tom Enders d'Airbus, lors du salon aéronautique de Berlin. Bien évidemment, Tom Enders a souligné la pertinence du choix de Gulf Air : « ces avions offrent non seulement une rentabilité hors pair, mais Gulf Air a également choisi des appareils qui affichent la consommation de carburant la plus basse et la meilleure rentabilité sur le marché, à l'heure où les questions environnementales sont particulièrement importantes », tandis que Björn Naf mettait en avant le confort des appareils commandés. « Tous ces appareils affichent la meilleure rentabilité dans leur catégorie, et nos clients apprécieront leur espace et leur confort inégalés ». Ces appareils viendront compléter les dix  A320, six A340-300 et les neuf A340-300 de la flotte de Gulf Air et seront dédiés aux liaisons régionales pour les A320, européenne et asiatique pour les A330. Avec cette commande, EADS a vendu 6 100 avions monocouloirs, dont 3 400 livrés à ses 275 clients dans le monde.

25 A319 pour KD Avia. De son côté, la compagnie russe KD Avia, nouveau client de l'avionneur européen, a signé un engagement d'achat pour 25 moyens-courriers A319, pour un prix catalogue de 1,7 milliard de dollars. KD Avia utilisera ces avions à partir du hub de Kaliningrad, au Nord-Ouest de la Russie, sur des lignes intérieures et internationales.

Revue à la baisse des commandes de l'A380. Ces bonnes nouvelles peinent à chasser la mauvaise. Louis Gallois, le président exécutif d'EADS, avait prévenu lors de l'assemblée générale qui s'est tenue lundi, d'un ralentissement des commandes sous l'effet de l'envolée des prix du pétrole. Une prédiction confirmée avec une revue à la baisse des commandes d'A380. Airbus spécule désormais sur 20 commandes, au lieu des 30 prévues. Ces 20 commandes sont pour l'essentiel effectuées depuis l'Asie.

Tensions franco-allemandes. Insensiblement, la crise s'installe au sein d'EADS. Outre les pertes de l'an passé, 437 millions d'euros, le conflit entre les salariés français et allemands monte en pression. Les premiers reprochant aux seconds de protéger leurs emplois au détriment des premiers. Un rapport rédigé par les cadres du groupe, baptisé le « groupe des quinze », accuse en effet les cadres allemands d'EADS d'avoir fait avorter la vente des usines d'Airbus de Méaulte et Saint Nazaire à Latécoère, sacrifiant ainsi plusieurs milliers d'emplois. Parallèlement, le président de la CCI de Toulouse, Claude Terrazoni, remettait lui aussi un rapport confidentiel à Christine Lagarde, reprenant peu ou prou ces assertions.

Conscient de la montée en pression, Louis Gallois se déplace aujourd'hui dans la ville rose pour éteindre le feu de la révolte. Il rencontrera le président de CCI, ainsi que plusieurs élus et cadres de l'entreprise.

Fabrice Frossard

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