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L'Usine Aéro

Airborne Concept prépare une levée de fonds pour accélérer l'industrialisation de son Drop'n drone

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Spécialisée dans la formation professionnelle au pilotage de drone, la jeune société toulousaine procède à des levées de fonds pour financer ces nombreux projets innovants.

Créée en janvier 2014, la société Airborne Concept n'a pas perdu son temps. En à peine deux ans, cette jeune société toulousaine s'est affirmée sur le marché de la professionnalisation des formations au pilotage de drones et s'est dotée d'un bureau d'études pour développer des activités de développement et de production d'équipements embarqués sur drones mais également dans la conception de nouvelles générations de drones. Pour accompagner l'industrialisation de ses innovations et le déploiement de ses écoles de formation, la société s'apprête à boucler une importante levée de fonds.

"Notre objectif est d'opérer cette levée de fonds en deux temps, dont une première phase sera bouclée dès ce premier trimestre 2016, pour 2 millions d'euros", précise Alexandre Ricard, directeur financier et co-fondateur d'Airborne Concept, aux côtés de Arnaud Le Maout, pilote et ancien commandant des Forces spéciales de l'Armée de l'Air et de Vincent Croze, ingénieur électronicien, ancien spécialiste des essais en vol chez Airbus. "Nous ambitionnons de lever dans la foulée 4 millions d'euros à l'automne 2016", ajoute Alexandre Ricard.

Industrialiser le Drop'n Drone dès 2016

La jeune société a mis au point un prototype très innovant de drone aérolargable (à partir d'un avion, d'un hélicoptère ou d'un ballon), baptisé Drop n'Drone, qui a fait l'objet d'un brevet. Développé dans le cadre d'un partenariat avec une équipe de recherche de l'Isae (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace), à Toulouse, ce concept, présenté pour la première fois au dernier salon du Bourget), permet notamment d'accéder à des zones de catastrophes naturelles quand l'état des routes est impraticable.

Au cours du largage, un parachute se déclenche, l'aile (1,8 mètre d'envergure), positionnée sur le fuselage, effectue une rotation automatique et le démarrage des moteurs se fait instantanément. Une batterie en lithium couplée à une pile à combustible à hydrogène offre une autonomie de 6 à 10 heures et un déplacement très silencieux. "Le secteur de la défense est déjà très intéressé pour faire de l'observation, souligne Alexandre Ricard. Nous avons aussi de bons contacts avec la sécurité civile et Airbus pour analyser les zones de crashs aériens, ainsi qu'avec Orange ou ERDF pour inspecter des infrastructures après une catastrophe naturelle".

Airborne Concept a également développé, en partenariat avec Egis la miniaturisation et son intégration sur un mini-drone à voilure tournante d’un transpondeur ADS-B. Là encore, un brevet a été déposé. L'objectif est d'identifier en temps réel la position du drone, pour exercer une surveillance et permettre ainsi une circulation sécurisée des drones, compatible avec les systèmes de contrôle de la navigation aérienne.

Autre innovation : la mise au point d'un nouveau drone à huit moteurs, baptisé Octo Push. L'idée est de sécuriser un peu plus les drones, avec une duplication des moteurs et du système de pilotage.

La jeune société a également dans ses cartons, un projet ambitieux de développement d'un drone ULM, capable de supporter des charges allant jusqu'à 200 kilos. "Outre l'industrialisation des nouveaux produits, la levée de fonds devrait nous permettre de poursuivre nos travaux de R&D sur ces nouveaux projets", explique Alexandre Ricard.

Un réseau de 15 écoles de pilotage à l'horizon 2020

En parallèle, Airborne Concept qui a ouvert dès 2014 sur le site de l'ancienne base aérienne militaire de Francazal, à Cugnaux, dans l'agglomération toulousaine, sa première école de formation au pilotage de drones, avec salle d'instruction, zone de vol indoor et zone de vol en extérieur, dispose à ce jour de deux autres centres d’instruction et d’entrainement au télépilotage (C.I.E.T.), l'un sur la base aérienne de Dijon-Longvic (Côte-d'Or) et le second à Mérignac (Gironde).

Deux nouvelles implantations sont en cours en Allemagne et en Andorre. "Notre ambition est de développer notre réseau de centres d'instruction très rapidement dans le monde entier, aux USA, en Amérique Latine, en Russie et en Chine, insiste Alexandre Ricard. Nous comptons disposer d'au moins 15 écoles de pilotage dans un délai de 4 à 5 ans". Le directeur financier n'écarte pas la possibilité d'acquisitions pour accélérer le déploiement de l'entreprise à l'international.

 Airborne Concept qui emploie actuellement 12 salariés, a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 300 000 euros et table sur 1,8 million d'euros pour 2016, avec un effectif porté à 25 salariés d'ici décembre prochain.

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