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L'Usine Aéro

Air France veut supprimer 2 900 emplois

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Publié le , mis à jour le 05/10/2015 À 17H37

Air France veut supprimer 2 900 emplois
Devant le siège d'Air France. La compagnie a annoncé lundi aux syndicats son intention de supprimer 2.900 postes et de retirer 14 avions de sa flotte long-courrier d'ici 2017 au cours d'une réunion d'un comité central d'entreprise (CCE) rapidement interrompu par des violences. /Photo prise le 5 octobre 2015/REUTERS/Jacky Naegelen

Air France a annoncé lundi aux syndicats son intention de supprimer 2 900 postes et de retirer 14 avions de sa flotte long-courrier d'ici 2017 au cours d'une réunion d'un comité central d'entreprise (CCE) rapidement interrompu par des violences.

Le CCE, au cours duquel était présenté ce "plan B" consécutif à l'échec des négociations avec les navigants, a été définitivement arrêté au bout d'une heure après l'envahissement de la salle par une centaine de manifestants. La direction a indiqué qu'il ne reprendrait pas.

Le directeur des ressources humaines Xavier Broseta s'est enfui torse nu de la réunion, qui se tenait au siège d'Air France à Roissy, après s'être fait arracher sa chemise par des manifestants, tandis que Pierre Plissonnier, numéro deux du long-courrier et DRH d'Air France à Roissy, a eu la sienne déchirée.

Air France, filiale d'Air France-KLM, a annoncé porter plainte pour "violences aggravées", pointant du doigt des "individus isolés" et rappelant que la manifestation des personnels grévistes se déroulait jusque-là dans le calme.

Le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies a appelé de son côté dans un tweet à la reprise du dialogue, qualifiant ces violences d'"inacceptables".

Les représentants de la CFE-CGC et de la CFDT, deux des principaux syndicats d'Air France, ont eux aussi condamné les violences et refusé de participer à l'intersyndicale organisée par la CGT à 15h00 pour décider de la suite d'un mouvement de grève amorcé le même jour.

La potion est particulièrement amère pour les salariés d'Air France, qui a déjà supprimé quelque 8.000 emplois depuis 2012, et peine à redresser son activité, concurrencée par les compagnies du Golfe sur le long-courrier et les "low cost" sur le court-courrier.

UN PLAN B À DOUBLE DÉTENTE

Dans une première phase, Air France prévoit de supprimer 1 700 postes au sein du personnel au sol, 900 chez les hôtesses et stewards et 300 chez les pilotes à la suite du retrait de cinq avions de sa flotte et de la réduction de fréquences sur 22 lignes, dans le cadre d'une réduction de 3% de son activité long-courrier, ont précisé des sources syndicales.

Lors d'une seconde phase, qui serait activée en cas d'échec définitif des négociations, la compagnie pourrait procéder à des départs contraints pour la première fois depuis les années 1990, retirer neuf autres avions de sa flotte et fermer cinq lignes en Asie dans le cadre d'une baisse supplémentaire de 7% de son activité, ont-elles ajouté.

Un porte-parole de la compagnie n'a pas souhaité faire de commentaire sur ces points.

La compagnie française souhaite par ailleurs négocier avec Boeing l'annulation d'une commande de 787, a-t-on précisé de mêmes sources.

Air France-KLM, dont l'Etat français détient 17,6%, avait commandé 25 Boeing 787 et 25 A350 d'Airbus en septembre 2011. Une porte-parole du groupe n'a pas été en mesure de préciser la répartition des appareils entre Air France et KLM.

La compagnie néerlandaise, qui a négocié de manière apaisée avec son personnel, prendra livraison en novembre des deux premiers 787, qui faisait partie eux, d'une location auprès de la société de leasing AerCap.

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a appelé lundi les pilotes d'Air France à "faire un effort", estimant que la compagnie avait besoin de s'adapter à un environnement de vive concurrence.

Dans une tribune adressée aux Echos, le président du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) Erick Derivry assure que les pilotes sont prêts à participer à des "efforts partagés" et appelle le gouvernement à réunir des états généraux du transport aérien, réunissant les représentants des salariés, les dirigeants des compagnies et l'Etat régulateur.

(Reuters, par Cyril Altmeyer et Simon Carraud)

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