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Air France prépare un plan de départs volontaires portant sur 8 300 postes, selon Bloomberg

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Publié le , mis à jour le 17/06/2020 À 15H46

Air France, durement touchée par la crise du Covid-19, prépare un plan de départs volontaires portant sur 8 300 postes, rapporte mercredi 17 juin l'agence Bloomberg, citant des sources au fait du projet. Il s'agit de la première étape de restructuration de la compagnie aérienne franco-néerlandaise.  

Air France prépare un plan de départs volontaires portant sur 8 300 postes, selon Bloomberg
Air France réfléchirait à un plan de départ volontaires portant sur 8 300 postes. /Photo prise le 25 mai 2020/REUTERS/Charles Platiau
© Charles Platiau

Air France envisagerait proposer un plan de départs volontaires portant sur 8 300 postes, selon l'agence d'informations économiques et financières Bloomberg. 

La compagnie aérienne franco-néerlandaise chercherait à obtenir le départ d'environ 300 pilotes, 2 000 personnels de cabine et 6 000 personnels au sol, précisent ces sources.

Samedi 25 avril, dans un entretien accordé au  journal Les Echos, le patron d'Air France, Ben Smith; annonçait que ce plan de départs volontaires constituait une "première étape". "Nous ferons en sorte que l'impact social soit aussi réduit que possible face à la transformation d'Air France et à la baisse durable de l'activité" avait-t-il expliqué, précisant que les discussions se feraient en étroite concertation avec les partenaires sociaux. 

Une aide de 7 milliards d'euros en avril 

Vendredi 24 avril, Air France-KLM annonçait avoir obtenu une aide de 7 milliards d'euros de la part de la France. "Le gouvernement n'a pas fait de demande spécifique, mais il a clairement souligné que cet effort financier est fait avant tout pour soutenir les salariés d'Air France, expliquait Ben Smith aux Échos. Nous sommes une entreprise responsable et nos collaborateurs sont notre principal actif. La dernière chose que nous voulons, c'est perdre cet atout."

Ce soutien, qualifié alors d'"historique" par le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire, se décompose en un prêt de 4 milliards octroyé par un syndicat de six banques, garanti par l'État français à hauteur de 90 %, et par un prêt direct de 3 milliards de l'État français. Interrogé sur TF1, Bruno Le Maire assurait qu'une nationalisation d'Air France ou une montée au capital du groupe dans son ensemble n'étaient "pas à l'ordre du jour".

L'aide du gouvernement néerlandais est toujours en discussions. Elle porte sur une enveloppe de 2 à 4 milliards d'euros. Selon le ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra, il pourrait y avoir une "conversation" à l'avenir entre les actionnaires d'Air France-KLM, dont les États français et néerlandais, au sujet d'une augmentation de capital.

Une aide sous conditions

Bruno Le Maire a souligné que l'aide apportée à Air France n'était "pas un chèque en blanc" et qu'elle était assortie de conditions. En premier lieu, "il faut qu'Air France fasse un effort pour être plus rentable", a-t-il dit. Air France veut donc finaliser dans les prochains mois un plan de transformation qui impliquera entre autres une revue de ses activités. Une fois ce plan finalisé, le conseil d’administration d'Air France-KLM envisagera de procéder à une opération de renforcement de ses fonds propres, pour laquelle l'État français va réfléchir aux conditions de sa participation, a dit le groupe.

Ensuite, "Air France doit devenir la compagnie aérienne la plus respectueuse de l'environnement de la planète", a poursuivi Bruno Le Maire. "Il faut qu'Air France nous présente un plan de réductions des émissions de CO2, de transformation de sa flotte pour être moins polluante, émettre moins de bruit et être plus respectueuse de l'environnement", a-t-il énuméré.

Air France-KLM a pour sa part indiqué que son plan de transformation devrait "s’inscrire dans une feuille de route environnementale ambitieuse afin d’accélérer la transition durable du groupe". L'entreprise souhaite poursuivre le renouvellement de sa flotte et utiliser les biocarburants pour diminuer ses émissions polluantes.

Avec Reuters (Rédaction de Paris)

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