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L'Usine Aéro

Air France pourrait faire marche arrière sur Transavia face à l'opposition des pilotes

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Les pilotes de ligne d'Air France ont rejeté, le 22 septembre, la proposition du PDG d'Air france-KLM de suspendre jusqu'en décembre de la création de Transavia Europe, son projet de filiale low-cost. L'enveniment du conflit social pourrait mettre en péril le développement du projet.

Air France pourrait faire marche arrière sur Transavia face à l'opposition des pilotes © D.R. - Air France

Le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac, a annoncé le 22 septembre la suspension, jusqu'en décembre, de la création de Transavia Europe, son projet de filiale low-cost qui a provoqué une grève des pilotes d'Air France. Ces derniers ont rejeté cette ultime proposition.

Alors que le mouvement, dont le coût pour la compagnie est désormais estimé à 20 millions d'euros par jour, est entré dans sa seconde semaine, la direction a dévoilé une proposition basée sur le développement prioritaire de Transavia France.

1 000 emplois à la clé, dont 250 de pilotes

La filiale low-cost verrait sa flotte passer de 14 à 37 avions d'ici 2019 au plus tard, et peut-être avant, a expliqué à la presse Alexandre de Juniac, ajoutant que 1 000 emplois étaient à la clé, dont 250 de pilotes.

"Le premier aspect de la proposition est de suspendre (le développement de Transavia en Europe) jusqu'à la fin de l'année, le temps de discuter, de négocier les garanties nécessaires", a-t-il dit. "L'autre volet, c'est Transavia France, c'est la conquête d'un marché en France que nous avons pour l'instant laissé aux autres, la défense de nos grandes plate-formes, notamment Orly. C'est, sur le plan économique, 1 000 emplois", a-t-il dit.

"Ce qu'on propose c'est d'accélérer le développement de Transavia France, aller plus vite, plus fort, pour que l'on soit en mesure de répondre aux défis que nous posent le low-cost."

"écran de fumée" pour le snpl

Mais le syndicat de pilotes majoritaire SNPL Air France Alpa a dénoncé un "écran de fumée" à propos de la suspension de Transavia Europe et a demandé le retrait pur et simple du projet, arguant qu'il mènerait à l'asborption de Transavia France et Transavia Hollande, et donc à des délocalisations d'emploi. La CGT, le SNPNC-FO, l'Unac, l'Unsa et Sud-Aérien se sont également prononcés en faveur du retrait.

"Nous demandons désormais le retrait du projet de Transavia Europe, les conditions aujourd'hui n'étant clairement pas réunies pour qu'un projet de cette nature se mette en place dans la sérénité", a déclaré à la presse Jean-Louis Barber, président du SNPL. 

Le syndicat maintient la menace d'une grève illimitée : "Tant que la direction ne changera pas de philosophie et (...) ne mènera pas de réelles négociations pour finalement bâtir dans la concertation la riposte au low-cost, les pilotes Air France seront en grève", a-t-il prévenu.

Interrogé sur France 2 dans la soirée, Alexandre de Juniac a confessé que si Air France "ne parvient pas à un dialogue et un accord satisfaisant, on sera obligés d'arrêter (le projet Transavia Europe, ndlr). Je le ferai la mort dans l'âme"Le dirigeant a rappelé qu'"aucune compagnie aérienne n'est immortelle, y compris Air France".

(avec Reuters)

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