Air France : le PDG parie sur les efforts de productivité des personnels

Alexandre de Juniac affirme que les salariés et les organisations syndicales d’Air France sont en majorité prêts à faire des efforts pour le redressement de l’entreprise.

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Air France : le PDG parie sur les efforts de productivité des personnels

Le PDG d’Air France, chef de file du vaste plan de redressement de la compagnie aérienne Transform 2015, a exprimé son optimisme : "On demande des efforts de productivité à nos personnels et je crois qu'ils sont dans leur grande majorité prêts à le faire et les organisations syndicales aussi", a-t-il déclaré sur la radio Europe 1.

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La direction d'Air France a présenté jeudi aux syndicats un projet d'accord sur son plan de licenciement de plus de 5 000 salariés d’ici 2015 et une refonte des accords collectifs.

De Juniac a souligné que la compagnie avait fait le "choix stratégique" de conserver son périmètre industriel sans se défaire de certaines activités alors que "beaucoup de (ses) concurrents européens ont fait l'inverse" et en évitant le recours aux licenciements.

"Nous avons un écart de coût de 30 % avec les meilleurs en Europe", a souligné le PDG, qui doit parvenir à économiser deux milliards d'euros en trois ans. Si le plan Transform 2015 est appliqué "en 2014, [Air France] aura retrouvé [sa] capacité d'investissement et aura les produits au meilleur standard mondial". "On pourra rouvrir des lignes et recroître", a prévu de Juniac.

Les discussions avec les organisations syndicales doivent se poursuivre jusqu’à vendredi soir, voire samedi, puisque la CGT a déjà fait savoir qu’elle ne voterait pas le projet d’accord.

Le comité d'entreprise bientôt en faillite

Et si la situation d’Air France est périlleuse, au comité d’entreprise de la compagnie aussi on est au bord de la faillite. Le secrétaire général du CCE de la compagnie aérienne annonce 14 millions d’euros de déficit de trésorerie et une échéance fixée au 20 août prochain avant le depôt de bilan.

L’un des plus gros comités d’entreprise de France, avec 80 millions d’euros de budget global, 19 centres de vacances et 261 salariés en CDI, a été sauvé de justesse avec un chèque de 4 millions d’euros versé mi-juin pour financer correctement les vacances estivales des 49 000 salariés de la compagnie aérienne.

"Ce chèque n’a fait que repousser l’échéance. On peut tenir jusqu’aux alentours du 20 août. Au-delà, c’est l’inconnu. La situation est très grave", a confirmé Didier Fauverte, son secrétaire général (CGT) au Parisien-Aujourd'hui en France le 29 juin.

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