L'Usine Aéro

Air France exigerait 5 000 suppressions de postes chez Alitalia

, , ,

Publié le , mis à jour le 04/11/2013 À 10H44

Air France-KLM a imposé des conditions drastiques à son éventuelle participation à l'augmentation de capital d'Alitalia , dont notamment la suppression de 5 000 emplois chez la compagnie aérienne italienne, détenue à 25% par le transporteur franco-néerlandais, rapporte le quotidien économique Il Sole 24 Ore.

Air France exigerait 5 000 suppressions de postes chez Alitalia © Flickr CC - BriYYZ

MAJ 10h45 :  "Air France-KLM dément avoir demandé 5 000 suppressions de postes chez Alitalia", a déclaré un porte-parole du groupe franco-néerlandais à l'agence Reuters.

 

Si Air France-KLM consent à sauver son partenaire Alitalia, ce ne sera pas sas contreparties. La compagnie franco-néerlandaise exigerait notamment 5 000 suppressions de postes au sein d'Alitalia. Dans un article ne citant aucune source, le quotidien italien précise qu'Air France-KLM a communiqué "il y a dix jours environ" sa liste de conditions au ministre des Transports italien Maurizio Lupi. Il Sole 24 Ore précise qu'Air France-KLM a également exigé la démission de l'actuel conseil d'administration d'Alitalia ainsi qu'un nouveau plan de restructuration visant à réduire de 70% à 80% l'endettement de près d'un milliard d'euros de la société italienne déficitaire.

Selon le quotidien, 5 000 suppressions de postes seraient plus du double de ce que prévoit actuellement Gabriele de Torchio, l'administrateur délégué d'Alitalia, dans le cadre de son plan de sauvetage de l'entreprise.

air-france klm confirme à demi-mot

Une source proche d'Air France-KLM, elle-même engagé dans un plan de restructuration passant par des milliers de suppressions de postes, a précisé que la compagnie avait réclamé "beaucoup" de postes en moins chez Alitalia, tout en ajoutant, sans le préciser, que ce chiffre n'allait pas jusqu'à 5 000. Air France-KLM a refusé de commenter l'information et personne n'était disponible dans l'entourage de Maurizio Lupi pour réagir dans l'immédiat à l'article d'Il Sole 24 Ore.

La compagnie a voté à la mi-octobre en faveur d'une augmentation de capital de 300 millions d'euros pour sortir la compagnie italienne de l'ornière, mais a jusqu'à la mi-novembre pour décider d'y participer ou pas. Le 31 octobre, le transporteur franco-néerlandais a dit avoir entièrement déprécié sa participation de 25% dans Alitalia à la suite du projet d'augmentation de capital de la compagnie italienne, une levée de fonds à laquelle il a réaffirmé ne vouloir participer qu'à des conditions "très strictes".

Avec Reuters (Silvia Aloisi, Benoit Van Overstraeten)

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte