Un vol Air France reliant Paris à Moscou annulé faute de pouvoir éviter le Bélarus

Air France a annulé mercredi 26 mai un vol Paris-Moscou car les autorités russes n'ont pas approuvé un nouveau trajet destiné à éviter le survol du Bélarus. Ces directives ont été prises par l'Union européenne après que le gouvernement a provoqué l'atterrissage forcé d'un avion commercial et arrêté l'un de ses passagers, un opposant politique.

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Un vol Air France reliant Paris à Moscou annulé faute de pouvoir éviter le Bélarus
Cette annulation fait suite à l'arrestation d'un opposant politique par le régime biélorusse. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

Un porte-parole de la compagnie aérienne Air France a indiqué que le vol AF1154 devant relier Paris à Moscou mercredi 26 mai avait été annulé pour des « raisons opérationnelles ». Celles-ci sont liées au contournement de l'espace aérien du Bélarus, qui nécessitait une nouvelle autorisation de la part de la Russie pour pénétrer sur son territoire. Les autorités russes n'ayant pas donné leur accord, ce vol, ainsi que le vol retour, ont été annulés.

Accusations de « piraterie aérienne »

Dans la nuit du 24 au 25 mai, Air France avait indiqué suspendre ses vols au-dessus du Bélarus après que l'Union européenne avait demandé aux compagnies de cesser de survoler le pays. Cette décision faisait suite au détournement d'un avion commercial européen survenu dimanche 23 mai. Le régime biélorusse avait justifié cette escale forcée par une « menace potentielle pour la sécurité », mais en avait profité pour arrêter un opposant politique : le journaliste Roman Protasevitch. Air France entend pour le moment maintenir le prochain vol à destination de Moscou prévu vendredi, à condition de pouvoir contourner le Belarus.

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De son côté, le gouvernement dirigé par Alexandre Loukachenko a accusé la France de « piraterie aérienne » pour avoir refusé mercredi 26 mai le survol de son espace aérien à un avion de la compagnie nationale biélorusse Belavia, qui effectuait une liaison Minsk-Barcelone. Celui-ci a ainsi été contraint de faire demi-tour. Si les tensions ne s'apaisent pas entre le Bélarus et la communauté internationale, cette situation pourrait bien se reproduire : habituellement, près de 2 000 vols commerciaux empruntent chaque semaine son espace aérien.

Avec Reuters (Laurence Frost; version française Jean Terzian)

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