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Quotidien des Usines

Agroalimentaire : Union SDA poursuit son ascension

Publié le

Devenu en quelques années le troisième sucrier français, et le premier en République tchèque, le groupe coopératif Union SDA fait son entrée sur le marché des amylacés.

Les entreprises citées

Horizon au beau fixe, pour Union SDA ! En quelques années, ce groupe coopératif parti de la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte (Aisne) est devenu le troisième opérateur français du très rentable métier du sucre. Multipliant les acquisitions, telle celle de la sucrerie de Bucy-le-Long lors de la vente de la Compagnie française de sucrerie par Paribas en 1996, ou les rapprochements avec d'autres coopératives, comme la Sucrerie d'Artenay, Union SDA atteint désormais 12 % de la production française, soit environ 500 000 tonnes. Sous la houlette de Philippe Duval, un HEC de 53 ans, entré à Origny en 1968, l'entreprise, aussi numéro 1 de l'alcool agricole, s'attaque aujourd'hui à un nouveau marché, celui du glucose. Ce dérivé de l'amidon pèse 2 millions de tonnes en Europe, et " l'entreprise prévoit de prendre 10 % du marché ", avance Philippe Duval

Association avec le suisse Jungbunzlauer

Pour cela, elle s'est associée en 1996 avec le suisse Jungbunzlauer (acides organiques). Les deux partenaires, au prix de 160 millions de francs d'investissement, ont augmenté la capacité de l'amidonnerie (Staral) déjà exploitée par Jungbunzlauer à Marckolsheim (Bas-Rhin). Chacun y a construit en parallèle une unité dédiée - à l'acide gluconique pour le suisse et au glucose pour Union SDA -, deux produits utilisant comme matière première l'amidon produit par Staral. A l'image des grands de l'agro-industrie, comme Eridania Béghin-Say (avec Cerestar) ou Tate & Lyle (avec Amylum), Union SDA met ainsi un pied sur le marché, en croissance (3 % l'an en Europe), des édulcorants issus des céréales. Dans les pays industrialisés, la consommation de sucre s'effrite en effet au profit des amylacés, plus compétitifs quand il peuvent techniquement se subtistuer au saccharose (ce qui n'est pas toujours le cas). Pour protéger les sucriers européens, l'isoglucose (substituable à 100 % au sucre liquide) est contingenté, à la différence des Etats-Unis, où il détient la quasi-totalité du marché des boissons. En 2001, les prochaines règles européennes devraient peu évoluer. Et, en entrant sur ce marché, Union SDA cherche surtout à répondre à tous les besoins de ses grands clients confiseurs ou fabricants de boissons. D'autant que cette diversification ne le détourne pas de son métier principal. A preuve, une nouvelle acquisition, début septembre, en République tchèque. Union SDA y a pris le contrôle des sucreries Ceske Sukrovary (onze usines, 150 000 tonnes de sucre). Déjà principal sucrier tchèque depuis l'achat, en 1992, de Thurn Taxis Dobrovice (TTD), face aux géants Eastern Sugar (Tate & Lyle) ou Agrana (Südzucker), Union SDA s'est, comme pour TTD, associé avec son concurrent allemand ZAG, à qui il a cédé 36 % de ses parts. Résultat : avec 270 000 tonnes de sucre, le français contrôle désormais 50 % de la production tchèque. Un pays producteur modeste (moins de 15 % de la production française), mais où la forte dispersion des usines laisse prévoir d'importants effets de levier financiers, liés aux restructurations industrielles. Tout comme d'ailleurs en France, où le groupe a fermé sa sucrerie de Berneuil-sur-Aisne (Oise) et va le faire avec celle de Maizy (Aisne). Mais Union SDA ne compte pas en rester là. Après avoir " logé " une part de ses actifs industriels dans une SA, la Sucrière de Berneuil, le groupe y a invité au capital (13 %) une demi-douzaine de financiers (Crédit agricole, Société générale, BNP ) et prévoit une introduction en Bourse d'ici à trois ans. Un pôle d'appui en prévision de la possible restructuration du marché français.

La Générale sucrière en pleine bataille boursière

Tous les " grands " sont à l'écoute du devenir de la Générale sucrière, filiale de Worms. Ce groupe, en pleine bataille boursière entre François Pinault et les Agnelli, pourrait, selon l'issue, céder sa branche sucre. Si la bataille se jouera alors entre poids lourds, comme Béghin-Say, Südzucker ou British Sugar, il est probable que les influents milieux sucriers français obtiennent qu'une part du gâteau leur revienne. Fort d'une capacité de mobilisation chiffrée à 1 milliard de francs, à Origny-Sainte-Benoîte, on suit d'un oeil particulièrement attentif ces événements.





USINE NOUVELLE N°2612

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