AGRO-ALIMENTAIRELA COOPÉRATIVE 3A AFFICHE SES APPÉTITSPour mettre les bouchées doubles dans le secteur des crèmes glacées et de la pâtisserie surgelée, le groupe 3A Alliance Agro Alimentaire investit à tours de bras.

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LA COOPÉRATIVE 3A AFFICHE SES APPÉTITS

Pour mettre les bouchées doubles dans le secteur des crèmes glacées et de la pâtisserie surgelée, le groupe 3A Alliance Agro Alimentaire investit à tours de bras.



Le calendrier est fin prêt: en octobre prochain, le permis de construire devrait être déposé. L'usine de Boncolac, implantée à Carcassonne, doublera sa surface de fabrication. Un investissement de 90millions de francs sur quatre ans pour cette filiale de 3A qui emploie 104salariés et produit 30millions de litres de crèmes glacées. La capacité sera ainsi portée à 50millions de litres. Vendant ses produits sous la marque Pilpa, Boncolac est aussi leader en marques de distributeurs (250produits pour 20enseignes). Et ce n'est pas fini! Le second site de Boncolac, en Pyrénées-Atlantiques, à Bonloc, n'est pas en reste. 24millions de francs ont été consacrés en 1992 à l'agrandissement et à l'acquisition de matériels de cette unité tournée vers la pâtisserie surgelée (une production de 3000tonnes) et de crèmes glacées (5millions de litres). L'unité, qui emploie 140salariés, se prépare à la norme ISO 9002, qu'elle entend obtenir d'ici à la mi-1996.

Une nouvelle structure juridique a été mise en place

Chaque année, les investissements sont de mise sur le site du Pays basque. Cette année, c'est un programme de 1,8million de francs qui sera consacré au renouvellement et à l'acquisition de matériels de production. Pour transférer l'activité crèmes glacées à Carcassonne sans pénaliser son usine basque, Boncolac mise sur le marché de la pâtisserie surgelée, qualifiée de parentpauvre du linéaire. Arrivé sur cette spécialité en 1993, Boncolac a réussi une belle percée en détenant 9% de parts de marché en valeur, se plaçant en deuxième position derrière le leader Brossard. Le véritable défi de 3A est ailleurs. Comment le groupe coopératif va-t-il adopter les règles de l'entreprise privée sans pour autant perdre son identité? Il faudra toute la conviction de Jacques Lapeyre, P-DG de 3A, pour y parvenir. "La philosophie d'une coopérative n'est pas de gagner de l'argent. Or il faut entrer dans l'économie moderne. Des années ont été nécessaires pour convaincre les agriculteurs que c'était possible sans renoncer à l'esprit coopératif." D'où une stratégie de diversification et une identification des différents métiers de 3A pour bien les segmenter. Pour preuve, le 24mai dernier, la coopérative a mis en place la nouvelle structure juridique du holding 3A, qui coiffe les filiales BoncolacSA, les Fromageries occitanes et 3A SA pour l'activité lait. Colette GOINÈRE



Un groupe puissant

Le groupe 3A (un chiffre d'affaires de 3,5milliards de francs, 2000salariés, une collecte de lait de 550millions de litres) est fondé sur 5500 coopérateurs répartis sur vingt et un départements de Midi-Pyrénées, Aquitaine, Auvergne, Charentes-Poitou et Languedoc-Roussillon. La diversification dans les crèmes glacées "était perçue comme la danseuse du président", se rappelle Jacques Lapeyre. Qu'importe, ce dernier persiste! Après les crèmes glacées, c'est le chocolat. Pas facile, de convaincre les agriculteurs de se lancer dans l'élaboration de chocolats de haut de gamme sous la marque Confidence! Un marché test sera lancé en novembre 1995. Et 3A a également noué des alliances avec le groupe privé Bongrain en créant, en septembre 1994, les Fromageries occitanes, dont Bongrain Europe détient 28%.

USINE NOUVELLE N°2508

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