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L'Usine Agro

Agrial devrait relancer la marque de yaourts La Roche aux fées en 2015

Publié le

Le groupe coopératif normand Agrial poursuit sa stratégie de croissance dans le secteur laitier. Il entame des discussions avec la coopérative Les Maitres laitiers du Cotentin et réfléchit au retour de la marque de yaourts La Roche aux fées en 2015.

Agrial devrait relancer la marque de yaourts La Roche aux fées en 2015 © DR

Continuer à grossir dans le secteur laitier tout en valorisant mieux ses produits ultrafrais. C’est un des chantiers que mène le groupe coopératif normand Agrial, connu pour les salades Florette, les cidres Loïc Raison et Ecusson ou encore les boissons Danao. Le groupe envisage de lancer sa propre marque de yaourts, pour soutenir son activité laitière Senagral, dédiée aux marques de distributeurs, rachetée progressivement depuis 2011 au groupe familial Senoble. Une activité composée de 4 usines en France, qui a particulièrement souffert en 2013 d’un marché très concurrentiel et en baisse.

"Nous étudions la possibilité de relancer en 2015, la marque La Roche aux fées, récemment acquise (*), aux côtés d’une autre plus globale, qui pourrait être étrangère", a révélé, le 14 avril, Ludovic Spiers, le directeur général du groupe. Un choix qui devrait aider Agrial à être moins dépendant des produits à marques de distributeurs, peu rentables. "Nous sommes en pleine phase de réflexion sur le sujet. Nous ne voulons pas proposer une offre en concurrence frontale avec Danone et Yoplait. Cela n’aurait pas de sens", a poursuivi Ludovic Spiers. Mais arriver à s’imposer avec une marque en propre sur un marché mature nécessitera de gros investissements en recherche et en marketing, pour proposer une offre innovante et différenciée.

Une "rentabilité insuffisante pour Senagral"

Le groupe devrait s’appuyer sur son centre de recherche et développement de 40 personnes, à Jouy (Yonne), qu’il possède à 50% avec Senoble. Agrial sait qu’il doit trouver rapidement une solution pour cette branche qui pèse 600 millions d’euros de chiffre d’affaires. "Senagral a une rentabilité insuffisante", a reconnu Arnaud Degoulet, le président du groupe, sans plus de détails. L’activité devrait enregistrer une baisse de ses volumes de fabrication en 2014, en raison de l’arrêt prévu d’un contrat de sous-traitance avec Senoble sur l’Espagne.

Parallèlement, le groupe a confirmé avoir entamé des discussions avec le groupe Les Maîtres laitiers du Cotentin pour un rapprochement. Spécialisée dans les produits à marques de distributeurs, la coopérative normande pourrait permettre à Agrial de réaliser des économies d’échelle, face à la pression sur les prix de la grande distribution. "Nous étudions actuellement les synergies qui pourraient être dégagées du rapprochement", a expliqué Ludovic Spiers. Cette nouvelle union, qui n’a pas de calendrier officiel, interviendrait après celles, déjà annoncées, avec le breton Coralis, qui devrait être entérinée en juin prochain par les adhérents des deux coopératives, et avec Eurial, prévue pour 2015.

Florette veut s’implanter dans les pays de l’Est

L’accélération récente de la croissance du groupe depuis quelques années concerne également son activité à marque Florette, la seconde en taille (24 % du chiffre d’affaires), après la branche laitière (29%). Après le rachat en 2013 des activités françaises et espagnoles de Bakkavor, avec 4 usines (3 en France et une en Espagne) et 127 millions d’euros de chiffre d’affaires, le numéro un européen des salades 4e gamme (Ndlr : salades en sachet) avec 925 millions d’euros de chiffre d’affaires (+27% en 2013 par rapport à 2012), entend cibler les pays de l’Est pour se développer.

"Nous regardons à l’Est. Notre idée est d’avoir une tête de pont dans un pays qui nous permettrait de cibler les grandes villes de plusieurs pays. La courte durée de conservation des salades nous oblige à produire près des consommateurs", a assuré Ludovic Spiers sans donner de calendrier. Pour lui, cette prochaine implantation pourrait se faire via le rachat d’une usine. Ce serait une acquisition de plus pour un groupe, qui a désormais à son tableau de chasse une impressionnante succession de rapprochements récents. Des intégrations qu’il assure mener avec ses forces internes, sans aide extérieure particulière.

Le groupe Agrial compte 10 000 adhérents agriculteurs et près de 11 000 salariés. Son chiffre d’affaires  a progressé de 8 % en 2013 à 3,9 milliards d’euros. L’excédent brut d’exploitation est passé à 142,1 millions d’euros contre 135,3 millions en 2012. Son résultat net, "impacté par la politique d’acquisitions", selon le groupe, a reculé à 34,3 millions d’euros, contre 45,4 millions d’euros en 2012.

Adrien Cahuzac

(*) Après avoir été la propriété d’Unilever puis de Nestlé, La Roche aux fées a progressivement disparu des rayons français en 1989, au profit de Chambourcy. Elle garde toujours, selon la direction d’Agrial, une renommée importante auprès des plus de 40 ans.

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  • AGRIAL à CAEN (14050)
  • EURIAL ULTRA FRAIS à JOUY (89155)
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