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L'usine Agro

Agrauxine mise sur les phytosanitaires naturels

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Publié le

Les solutions aux engrais et aux pesticides chimiques commencent à se développer. « La demande est forte, et la distribution agricole pousse pour offrir de nouveaux produits » assure Olivier Nazeyrollas, directeur général d’Agrauxine (4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires), petite PME bretonne qui s’est installée sur le marché des engrais et produits phytosanitaires naturels. Un marché amené à exploser : « On estime le marché mondial des phytosanitaires à 27 milliards de dollars, et celui des produits de bio-contrôle à 1 milliard. D’ici cinq à dix ans, il pourrait atteindre 5 à 7 milliards », ajoute le dirigeant.

Agrauxine mise sur les phytosanitaires naturels © DR

La société s’est créée en 2002 dans la région de Quimper (Finistère), où se trouve son site de production. Elle développe des solutions phytopharmaceutiques naturelles pour aider les plantes dans leur croissance. « Notre rôle est d’identifier, de sélectionner et tester des micro-oragnismes (champignons, bactéries) naturellement présents dans l’environnement afin de lutter contre les agents pathogènes et protéger les cultures, ou alors pour nourrir les plantes », poursuit Olivier Nazeyrollas
 
Illustration : la société a récemment vu homologuer par l’Agence français de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) un produit naturel baptisé Esquive WP, qui permet de lutter contre l’Eutypiose, une des maladies des bois de la vigne, le premier autorisé sur le marché. Esquive est une souche de Trichoderma, un micro-organisme existant à l’état naturel dans les sols, et qui permet de lutter contre les champignons pathogènes responsables des maladies de la vigne. La souche utilisée par Agrauxine a été mise au point par l’Institut national de recherche agronomie (Inra).
 
« Il y a des produits chimiques pour lesquels il n’y a pas de solution de remplacement naturels, reconnaît Olivier Nazeyrolas. C’est comme dans le secteur de la chimie : il faut un bouquet de solutions. Nous travaillons déjà à deux nouveaux produits pour la vigne : un anti-botrityque et une bactérie qui a la capacité de capter l’azote dans l’air et la transforme en azote liquide pour entrer en symbiose avec la plante et lui donner l’azote dont elle a besoin sans passer par la fertilisation azotée ».
 
Preuve de l’intérêt du milieu agricole conventionnel pour ces « nouvelles » technologies, l’une des principales coopératives françaises, Terrena, a pris 5 % du capital d’Agrauxine. Les « majors » de la chimie commencent elles aussi à développer des solutions naturelles ou regardent de près les opérations de croissance externe à faire dans ce secteur.
 
Patrick Déniel

 

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