Agnès Pannier-Runacher fait confiance à Ineos pour l'usine Daimler d'Hambach

PARIS (Reuters) - La ministre française de l'Industrie s'est dite confiante mercredi quant à la préservation de l'activité et des emplois à l'usine Daimler d'Hambach, en Moselle (Grand Est), que le britannique Ineos a proposé d'acquérir.
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Agnès Pannier-Runacher fait confiance à Ineos pour l'usine Daimler d'Hambach
La ministre française de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher (en photo), s'est dite confiante mercredi quant à la préservation de l'activité et des emplois à l'usine Daimler d'Hambach, en Moselle (Grand Est), que le britannique Ineos a proposé d'acquérir. /Photo prise le 29 avril 2020/REUTERS/Ludovic Marin

Le groupe pétrochimique dirigé par le milliardaire Jim Ratcliffe, qui envisage d'y construire son premier véhicule tout terrain, a entamé début juillet des discussions approfondies avec Daimler.

"Ça prend une bonne tournure, mais on va aller jusqu'au bout de la négociation", a déclaré Agnès Pannier-Runacher, sur l'antenne de LCI.

"Aujourd'hui, on a d'abord un repreneur qui s'appelle Ineos. Ce repreneur est sérieux. C'est un grand groupe britannique qui a toujours réussi ses projets entrepreneuriaux et qui a investi plus d'un milliard d'euros dans un projet de nouveau véhicule (...) Ineos nous paraît être un dossier de reprise que nous soutiendrons s'il va à son terme", a-t-elle poursuivi, tout en fixant des conditions.

"Ces conditions ne concernent pas Ineos, mais Daimler. Nous voulons que Daimler prolonge la production de la Smart juqu'en 2024 (...) J'ai réuni hier les organisations syndicale et les élus locaux. Nous avons passé en revue les différentes mesures que propose Daimler. On est sur le bon chemin, on soutiendra le plan, mais il y a encore des détails à régler pour chacun des salariés."

Le gouvernement, a expliqué la ministre, travaille par ailleurs avec Ineos pour qu'il commence à penser à une motorisation à l'hydrogène pour son projet de véhicule tout terrain. Le premier exemplaire pourrait selon elle sortir des chaînes dès 2022 et la production se substituerait ensuite progressivement à celle de la Smart.

"Non seulement je leur fais confiance, mais je remarque que, dans tous leurs sites en France, ça se passe très bien et c'est la meilleure preuve de leur capacité à prendre les choses en main", a-t-elle ajouté.

(Jean-Philippe Lefief, édité par Blandine Hénault)

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