L'Usine Auto

Affaire Renault : « Un modèle de dénonciation calomnieuse »

Publié le

C'est ce que déclare l'un des avocats de l'un des cadres mis à pied chez Renault dans l'affaire d'espionnage présumé. Depuis quelques jours, les éléments du dossier semblent de moins en moins solides pour la direction du constructeur automobile.

Affaire Renault : « Un modèle de dénonciation calomnieuse » © Jean-Pierre Lamarque - Renault

Sommaire du dossier

Dernière information qui vient battre en brèche l'obscure affaire d'espionnage chez Renault, celle révélée ce matin par l'AFP. Selon l'Agence France Presse, l'enquête menée au Liechtenstein  est « sans résultat ». Les numéros de comptes fournis dans le cadre de la commission rogatoire internationale seraient faux, indique encore l'AFP.

Voilà qui affaiblit encore un peu plus le rôle et l'analyse de Renault dans cette affaire. Et ce, une semaine après les autres révélations du Canard enchaîné. Selon l'hebdomadaire satirique, Matthieu Tenenbaum, l'un des trois cadres mis à pied par Renault, n'aurait pas de compte en Suisse.

Pour Maître Pierre-Olivier Sur, l'un des avocats de Michel Balthazard, mis à pied par Renault en début d'année : « ce dossier est, pour un avocat, un modèle d'accusation calomnieuse et donne la possibilité de prouver l'innocence d'un client. »

Selon lui « ce n'est pas comme lorsqu'on accuse un type d'avoir violé une fille. Là, on reproche à Michel Balthazard d'avoir un compte à l'étranger. J'ai le moyen de prouver que c'est faux : c'est la commission rogatoire. Celle lancée en Suisse est en train d'être versée au dossier. »

Et de conclure « pour le Liechtenstein il y a un effet retard, mais nous, nous savons qu'il n'y a pas de compte ».

Du côté de la direction de Renault, on dément tout revirement dans l'affaire d'espionnage et on n'envisage pas de modifier la plainte déposée. « Tous les éléments du dossier conduisent en l'état, à notre connaissance, à garder notre plainte dans son état initial », assure l’avocat du constructeur, Me Jean Reinhard. 

Renault n'écarte pas que l'entreprise ait été victime d'une manipulation mais attend la conclusion des enquêtes sur l'existence de comptes bancaires à l'étranger que possèderaient les cadres licenciés pour trancher
 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Notre sélection : Les écoles d'ingénieurs, vivier préféré de l'industrie

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte