Affaire Renault : les rumeurs vont bon train

Alors que l'entreprise a déposé plainte contre X, l'affaire d'espionnage suscite de nombreuses interrogations quant aux accusations qui pèsent sur les trois ingénieurs incriminés. Et les réponses restent plutôt pour le moment de l'ordre de la supposition.

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Affaire Renault : les rumeurs vont bon train

Au Techno-Centre de Guyancourt, on murmure que les cadres mis en cause auraient pu partager avec certains fournisseurs leurs doutes quant au respect du calendrier du programme électrique. Et que cela aurait été suffisant pour que Renault souhaite les mettre sur la touche… Solidaires, les ingénieurs sont nombreux à douter de la culpabilité de leurs collègues.

Les déclarations du journal Le Monde, qui affaiblissent le sérieux de l'enquête à l'origine de l'affaire, ne vont pas apaiser leurs doutes… Le quotidien révèle dans son édition datée du 15 janvier 2010 que les responsables de l'enquête ayant conduit à la mise à pied des cadres n'évoquaient que « des soupçons de corruption ».

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Il aurait manqué en fait trois mois à l'enquête Renault. C'est en substance ce qui ressort des informations du journal. En effet, les deux responsables internes ayant mené l'enquête auraient réclamé trois mois de plus pour boucler leur travail.

Dans le détail, l'enquête débutée en août 2010 a été déclenchée après l'envoi d'une lettre anonyme comprenant trois noms, dont celui de Michel Balthazard, membre du comité de direction de Renault.

« La sûreté de Renault le soupçonne d'avoir supervisé l'opération et d'avoir joué le rôle de recruteur de ses deux collaborateurs », précise Le Monde. Aucun des deux autres noms n'était formellement évoqué.

A partir de là, un ancien membre du Technocentre, lieu de développement des nouveaux véhicules du groupe, et un ex-policier se sont appuyés sur le travail d'un enquêteur privé pour élaborer un dossier ayant conduit à la mise à pied des trois cadres. Ce dernier aurait travaillé seul, sans l'aide des services fiscaux ni des moyens techniques de la police.

ANNE LÉVEILLÉ

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