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Affaire Renault : la thèse de l'escroquerie interne renforcée

Publié le

Virage à 180 dans l'affaire Renault ce week-end. L’hypothèse de l’espionnage s’éloigne pour laisser place à celle d’une escroquerie en interne.

Affaire Renault : la thèse de l'escroquerie interne renforcée © D.R. - Renault

Sommaire du dossier

On attendait des révélations venant de Suisse et du Liechtenstein quant à l’existence de comptes bancaires ouverts aux noms des trois salariés licenciés et soupçonnés d’espionnage. Mais dès vendredi 11 mars au soir, une source proche des enquêteurs de la DCRI révélait qu’aucune trace des comptes bancaires n’avait été trouvée. Une épine dans la défense du groupe Renault qui appuyait ses accusations sur l’existence de ces comptes.

Mais la nouvelle la plus fracassante du week-end reste la mise en examen du responsable du service de sécurité de Renault, Dominique Gevrey pour escroquerie en bande organisée. L’aboutissement d’une enquête tournée depuis début janvier vers des suspicions d’espionnage interne à l’encontre de trois salariés. Selon une source judiciaire proche du dossier, « les enquêteurs ont rassemblé un certain nombre d'éléments qui laissent penser que nous sommes en présence de faits d'escroquerie ».

Et c’est le responsable sécurité, à l’origine des accusations d’espionnage, qui est au coeur de ce revirement dans l’enquête. Il aurait en effet été en contact avec une source rémunérée à hauteur de plusieurs centaines de milliers d’euros.  Il a été interpellé vendredi 11 mars alors qu’il était en partance pour le Guinée.

Cet ancien militaire de la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) a été entendu pendant 48 heures par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Il n’a pas révélé le nom de la source.

Deux autres responsables de la sécurité du constructeur automobile, le directeur de la sécurité du groupe automobile et Marc Tixador, eux aussi interpellés vendredi et samedi, ont pour leur part été remis en liberté. Aucune charge n’a été retenue à leur encontre.

Pour l’heure, le groupe Renault s’est refusé à tout commentaire, mais devrait communiquer dans la journée du 14 mars, selon l’avocat du groupe, Me Jean Reinhart. La direction du groupe avait reconnu la semaine dernière qu’elle avait peut-être été victime d’une manipulation et non d’espionnage industriel. Patrick Pélata, numéro deux de la direction, a assuré qu’il tirerait toutes les conséquences de cette affaire.


 

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