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L'Usine Agro

[Affaire Lactalis] Le laboratoire d'analyse Eurofins s'explique enfin

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Silencieux jusqu’à présent, les dirigeants d’Eurofins, le laboratoire externe en charge de l’analyse des échantillons de lait infantile de Lactalis, ont répondu le 24 mai aux questions des députés sur leur rôle dans l'affaire Lactalis. Devant la commission d'enquête parlementaire, ils ont confirmé la fiabilité de leurs analyses et le respect des normes en vigueur.

[Affaire Lactalis] Le laboratoire d'analyse Eurofins s'explique enfin
Le laboratoire Eurofins était en charge de l’analyse des échantillons de lait infantile de Lactalis
© Pixabay/CC0 Creative Commons

Pointés du doigt par Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, qui avait questionné la fiabilité de leurs tests dans un entretien avec Les Échos, les dirigeants du laboratoire Eurofins ont répondu, jeudi 24 mai, aux questions des députés, dans le cadre d'une commission d’enquête parlementaire ouverte à la suite de l'affaire Lactalis.

Paul Toulouse, président de l’unité d’Eurofins en charge des tests de l’usine de Craon - le site de Lactalis mis en cause pour avoir libéré des laits pour bébés contaminés à la salmonelle -, et Nicolas Karam, directeur général d’Eurofins France ont souligné la conformité des tests réalisés par leur laboratoire et n’ont pas hésité à rappeler qu'Eurofins n’était qu’un maillon dans la chaîne sanitaire du groupe laitier français.


La sensibilité au coeur de la polémique

"À partir d’un échantillon envoyé par nos clients, notre rôle est de faire une analyse bactériologique et d’alerter le client en cas de résultats positifs" : c’est par ces mots que Paul Toulouse a défini la mission de son entreprise dans l’affaire Lactalis. 

Quant à savoir pourquoi les analyses n'avaient pas permis de détecter la contamination, Paul Toulouse a avancé la sensibilité des tests - "Il existe un seuil en dessous duquel la méthode ne permet pas de détecter une bactérie" -, avant de préciser qu’il revenait à chaque industriel, en fonction des normes réglementaires en vigeur, de définir les germes recherchés, le nombre de contrôles effectués, la fréquence de ceux-ci... "Nous procédons à une analyse en fonction de ce qui est demandé par le client, nous respectons un cahier des charges émis par celui-ci et nous émettons un rapport d’analyse", a ajouté Paul Toulouse.

Les autocontrôles : "une brique du plan de maitrise sanitaire"

État de l'infrastructure, vérification de l'environnement, autocontrôles... Au cours de l’audition, les deux dirigeants du laboratoire n’ont eu de cesse de souligner que les tests bactériologiques réalisés n’étaient qu’un élément du plan de maitrise sanitaire défini par Lactalis. "Il revient aux industriels d’estimer le risque de mettre sur le marché un produit. En tant que laboratoire, nous ne sommes qu’un élément du plan de maitrise sanitaire", a martelé Paul Toulouse.

Enfin, en réponse à une question du président de la commission concernant l'origine des prélevements, Paul Toulouse a expliqué que l'intégralité des échantillons lui était directement fournie par Lactalis. "Nous ne maitrisons pas l'origine des échantillons. Nous ne procédons pas au prélevement, mais analysons ce qui nous est fourni" a conclu le responsable remettant une nouvelle fois la responsabilité sur le groupe laitier. 

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