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L'Usine Maroc

Affaire Fives – Ynna Holding : quatrième tentative infructueuse de vente des actions Aswak Assalam

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Publié le

A Casablanca, la quatrième tentative de vente judiciaire des actions de la chaîne de supermarchés Aswak Assalam au profit du groupe français Fives n'a pas connu un meilleur succès que les autres. Un seul acheteur a opté pour l'acquisition de 40 000 actions à 76 dirhams l'unité. On est très loin des millions d'euros attendus par l'industriel français en règlement d'un litige avec le groupe Ynna, propriétaire d'Aswak Assalam.

Affaire Fives – Ynna Holding : quatrième tentative infructueuse de vente des actions Aswak Assalam
Frédéric Sanchez, PDG du groupe d’ingénierie Fives
© Luc Pérenom

Encore raté. La quatrième tentative de vente aux enchères des 3,5 millions d'actions de la chaîne de supermarchés Aswak Essalam, filiale du groupe Ynna de l'homme d'affaires marocain Milou Chaâbi n'a pas plus réussi que les précédentes. Ce mardi 8 septembre, au Tribunal de commerce de Casablanca, seules 40 000 actions ont trouvé preneur.

un litige qui oppose les deux groupes depuis 2008

A raison de 76 dirhams l'unité, le montant de la transaction s'élève à 2,92 millions de dirhams soit 268 274 euros (1000 dirhams= 92 euros) qui représente à peine 1% du capital.

Aswak Assalam dont le capital est  composé de 3 499 912 action est une filiale à 99% du groupe marocain Ynna holding.

Cette vente judiciaire rentre dans le cadre d'un litige qui oppose les deux groupes depuis 2008. Objet, le contrat pour la construction d'une cimenterie pour plus de 200 millions d’euros emporté alors par Fives FCB et confié à la société Ynna Asment, filiale d’Ynna Holding.

Ce projet, arrêté unilatéralement par Ynna Asment, a poussé Fives FCB a réclamer un dédommagement financier pour couvrir ses frais et cautionnement engagés et ce via un arbitrage international comme le prévoyait le contrat.

Fives FCB avait alors été jugé dans son droit pour sa demande d'indemnisation par décision d'une cour arbitrale à Genève, selon les règles de la Chambre de commerce internationale.

Après maintes péripéties, l’exequatur de l’arbitrage a été rendu par la Cour d'appel de Casablanca en février. Fives FCB tente depuis de se faire payer par vente forcée d’un des nombreux actifs d’Ynna Holding.

Le mercredi 25 février, la saisie-vente judiciaire de 1,56 million de titres de la société Snep, cotée à la bourse de Casablanca, au profit de filiales du groupe français Fives a été "suspendue" au dernier moment par la justice marocaine.

La vente des actions d'Aswak Assalam a alors commencé par une première séance fixée le 12 mai qui s'est clôturée par l'absence d'acquéreur. Seules 30000 actions ont trouvé preneur lors de la deuxième le 23 juin. La troisième séance tenue le 14 juillet, n'a pas fait que de permettre la liquidation de 1% des actions.

rumeurs

Il est fort à parier que le tribunal de Commerce de Casablanca va à nouveau annuler la vente réalisée ce 8 septembre. Il l'a déjà fait le 16 juillet car la somme récoltée est loin de couvrir le montant du préjudice réclamé par Fives FCB.

De sources proches du dossier, après ce nouvel épisode, le cabinet d'avocat Bassamat va attendre l'homologation ou non de la vente par le président du tribunal. Ensuite, Fives décidera avec son conseil s'il y a lieu de se rabattre sur d'autres actifs du groupe qui contrôle une myriade de sociétés au Maroc.

En mai dernier, le patron de Fives, Frédéric Sanchez annonçait dans L'Usine Nouvelle : "Nous sommes dans notre bon droit. Quand j’évoque cette affaire devant les responsables politiques marocains, ceux-ci m’assurent que l’état de droit prévaudra. Je veux encore le croire même si elle traine vraiment en longueur. C'est essentiel pour le Maroc même".

Une analyse s’impose cependant peu à peu. Alors que le groupe du supermarché Aswak Assalam constitue un actif de qualité, nos sources font  référence à la guerre psychologique menée par le groupe Châabi pour dissuader d'éventuels acquéreurs. Des rumeurs concernant des menaces de redressement fiscal ou les mauvais comptes financiers d'Aswak Assalam circuleraient ainsi dans les milieux d'affaires casablancais.

Dans ce contexte, aucun des grands groupes industriels ou financiers marocain qui en auraient les moyens ne veut prendre le risque de s’engager dans ce rachat, d'autant plus que la plupart des supermarchés d'Aswak Assalam se trouvent implantés sur des terrains appartenant au Groupe Châabi.

 

N.D.

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