AF 447 : les réactions des pilotes analysées par le BEA

"Facteurs humains". C’est sous ce nom de code que le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) vient de constituer un groupe de travail. Il aura pour mission d’examiner les agissements de l’équipage du vol Rio-Paris.

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AF 447 : les réactions des pilotes analysées par le BEA

Le BEA annonce dans un communiqué le 7 septembre qu’il installe une équipe afin de mieux comprendre l’accident intervenu entre Rio et Paris en juin 2009, au milieu de l'Atlantique. Le groupe sera constitué de sept experts : trois enquêteurs du BEA spécialisés en facteurs humains, un médecin-psychiatre spécialiste de l'analyse de risque, un consultant aéronautique, un pilote de ligne qualifié A330 et un pilote d'essais.

Ils auront pour mission d’étudier les actions et réactions de l'équipage au cours des trois dernières phases de vol, notamment vis-à-vis de l'alarme de décrochage. L’ergonomie du cockpit et l’interface homme-machine font aussi partie des sujets à analyser.

Le BEA attend les conclusions de ce groupe de travail pour publier son rapport final au premier semestre 2012 et établir les causes de l’accident. Elles seront complétées de celles des groupes "Opérations" et "Systèmes avions".

Suivi du rapport de juillet

Avec la mise en place de ce groupe de travail, le BEA suit ainsi les recommandations des enquêteurs dans leur dernier rapport d’étape publié en juillet dernier. Ils avaient en effet relevé la nécessité de créer un groupe de travail chargé d’explorer les réactions humaines.

En effet, selon eux, les pilotes n’ont pas été en mesure d’apporter les bonnes réponses face aux incidents survenus avant le crash. A savoir la perte des indicateurs de vitesse et le décrochage. Selon le rapport, "les tâches n’étaient pas réparties de manière explicite dans le cockpit et aucune annonce n’a été faite par l’équipage aux passagers". En réaction à ce rapport, Air France avait alors mis en cause la fiabilité de l’alarme de décrochage.

Le vol AF 447 s’est abîmé au large du Brésil avec 228 personnes à bord. Pour l’heure, l’accident reste inexpliqué. La seule défaillance établie reste le givrage des sondes Thales mesurant la vitesse. Une cause que les enquêteurs jugent insuffisantes pour expliquer l’accident.

Demain, dans les pages de son dernier numéro, L’Usine Nouvelle propose de revenir sur les leçons à tirer du crash du Rio-Paris pour toute la filière aéronautique. Rappel de produits, révision des méthodes ou développement de nouvelles technologies font partie des pistes mises en place pour éviter un accident de grande ampleur. Deux ans après la disparition du vol AF447, la filière aéronautique se remet difficilement.

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