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ADP tente de rester serein face au troisième aéroport stambouliote

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Le 01 janvier 2013 L’attribution de la construction et de l’exploitation du troisième aéroport d’Istanbul à un consortium de sociétés turques marque un revers dans la stratégie d’Aéroports de Paris.

ADP tente de rester serein face au troisième aéroport stambouliote © ADP

Coup dur pour Aéroports de Paris (ADP) : il voit la construction et l’exploitation du troisième aéroport d’Istanbul filer dans les mains d’un consortium d’entreprises de BTP turques, dont fait partie Limak, une société proche du pouvoir actuel. Le consortium gagnant n’a aucune expérience dans telles activités. Le plus grand aéroport du monde prévu pour une capacité de 150 millions de passagers doit voir le jour en 2018. Un sérieux camouflet pour ADP qui a pris 38 % du capital du turc TAV en mai 2012 pour un montant de 667 millions d’euros. Pourtant, à l’époque, les rumeurs d’un troisième aéroport étaient déjà prégnantes. Chez ADP, on rappelle également que l’éventualité d’un agrandissement d’Atatürk (le principal aéroport de Turquie pour le moment, géré par TAV) avec une piste supplémentaire était une hypothèse sérieuse.

La filiale turque de l’opérateur aéroportuaire français, bien implantée au Moyen-Orient, a jeté l’éponge devant les exigences du gouvernement local qui réclame 22,15 milliards d’euros sur 25 ans, soit 886 millions d’euros par an. A titre de comparaison, l’exploitation de l’aéroport Atatürk coûte 350 millions d’euros par an.

Des compensations financières attendues

Cet échec pourrait avoir d’autre retombées. Si ADP assure que le prix payé par l’ancien patron Pierre Graff ne prend en compte que le contrat de TAV jusqu’en 2021 et non une éventuelle reconduction, l’ouverture progressive du nouveau site à partir de 2018 pourrait précipiter sa fermeture ou une perte d’activité importante. Dans l’hypothèse d’une mise en service de la première tranche du troisième aéroport début 2018, Augustin de Romanet, l’actuel PDG d’ADP, a chiffré le manque à gagner à 300 millions d’euros, soit 100 millions par an, hors indemnisations et sans prendre en compte la valorisation de TAV Airports. Or, ADP compte sur une indemnisation de 200 à 250 millions d’euros, ce qui limiterait considérablement les pertes.

Il semble peu probable que l’Etat turc rechigne à de telles compensations s’il veut continuer à attirer les investisseurs pour financer son développement économique. En attendant, les prochaines affaires d’ADP se passent sur un autre continent avec les appels d’offres des aéroports de LaGuardia (Etats-Unis), de Rio de Janeiro et de Belo Horizonte (Brésil).

Olivier Cognasse

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