ADP relève son objectif d'Ebitda après des semestriels en hausse

PARIS (Reuters) - Aéroports de Paris (ADP) a relevé mardi son objectif d'Ebitda 2010 après avoir annoncé des résultats semestriels en hausse.

Partager

Le gestionnaire des aéroports franciliens de Roissy-Charles de Gaulle et d'Orly ne table néanmoins que sur un trafic stable dans le contexte économique actuel et compte sur la contribution de ses activités de services pour soutenir son activité.

"Le trafic a été fortement perturbé en avril par l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll. Malgré cela, les résultats du groupe au premier semestre sont satisfaisants, grâce, notamment, à l'augmentation du chiffre d'affaires par passager réalisé dans les boutiques en zone réservée", explique Pierre Graff, PDG d'Aéroports de Paris, dans un communiqué.

"Compte tenu de la performance réalisée au premier semestre 2010, ADP revoit son anticipation de résultat avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) à la hausse et table désormais sur un Ebitda 2010 en légère progression par rapport à 2009", ajoute la société.

Jusqu'ici, ADP visait un Ebitda voisin de celui de 2009, lequel avait totalisé 883 millions d'euros.

En mai, ADP avait indiqué que la fermeture pendant plusieurs jours des aéroports de Charles de Gaulle et d'Orly à la suite de l'éruption de l'Eyjafjöll l'avait privé de la visite de quelque 1,4 million de passagers.

Sur les six premiers mois de 2010, l'Ebitda d'ADP signe une hausse de 2,1% à 432,3 millions d'euros, et ce en dépit d'une baisse du trafic de 2,1%.

Le résultat net augmente de 8,2% à 137,7 millions d'euros tandis que le chiffre d'affaires progresse de 2,5% à 1,31 milliard.

Les redevances aéronautiques perçues auprès des compagnies aériennes ont généré un chiffre d'affaires en baisse de 0,5% à 374,1 millions d'euros. Les ventes des activités commerciales ont de leur côté grimpé de 4,6% à 450,6 millions.

ADP a confirmé que ses investissements s'élèveraient à 2,4 milliards d'euros sur la période 2011-2015 à la suite de la signature, le 23 juillet, d'un nouveau contrat de régulation économique avec l'Etat. Celui-ci plafonne par ailleurs à 1,38% par en en moyenne au-delà de l'inflation les hausses de redevances que pourra pratiquer l'entreprise.

Matthias Blamont, Tim Hepher, édité par Dominique Rodriguez

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

  • Recherche le contact d'un décideur ou d'une entreprise industrielle

    AVRIL
ARTICLES LES PLUS LUS