Adocia inaugure les introductions en Bourse pour 2012

EXCLUSIF - Une nouvelle fois, c’est une société du monde de la santé, Adocia, qui se lance dans la première introduction en bourse de l’année. Créée par un serial-entrepreneur, elle vient de signer un gros contrat pour reformuler un traitement de la big pharma Lilly grâce à sa plate-forme biotech.

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Adocia inaugure les introductions en Bourse pour 2012

Pour se lancer dans la première introduction en Bourse de l’année, prévue le 20 février 2012, mieux vaut être… expérimenté. C’est heureusement le cas de Gérard Soula, fondateur de la société Flamel Technologies, qu’il avait cotée avec succès sur le Nasdaq en 1996. Serial-entrepreneur, il compte désormais lancer sur Nyse Euronext sa nouvelle pépite, Adocia, une biotech cofondée en 2005 avec ses fils.

Reformuler des médicaments existants

Le créneau d’Adocia ? Développer des médicaments plus performants dans le traitement du diabète et des plaies chroniques, en reformulant des protéines thérapeutiques déjà approuvées. "Notre travail commence là où celui des biotechs classiques s’arrête, explique Gérard Soula. Nous avons développé une plateforme technologique aux propriétés uniques, qui permet d’interagir avec des protéines, et de les protéger contre la dégradation par les enzymes. Ce qui permet de les rendre efficaces plus longtemps et de diminuer les doses. Et donc de réduire les effets secondaires. Des objectifs qui s’inscrivent dans les tendances actuelles : améliorer les bienfaits pour les patients et réduire les coûts des traitements."

Son business model est clair : licencier les nouvelles formules aux big pharmas, qui auront la charge de les commercialiser. Un modèle qui a déjà séduit le laboratoire américain Lilly. Ce dernier vient de verser 10 millions de dollars, et pourrait ajouter 156 millions, dans le cadre d’un accord de collaboration mondial pour lancer un analogue d’insuline à action rapide formulé avec la technologie d’Adocia. "Le marché du produit de notre partenaire est de 2 milliards dollars, et nous espérons l’agrandir avec notre produit", estime Gérard Soula.

La rentabilité d’ici trois ou quatre ans

Si Adocia n’avait qu’un chiffre d’affaires d’un million d’euros au premier semestre 2011, et des pertes de 3 millions d’euros, le contrat avec Lilly et des projets en cours avec d’autres big pharmas devraient lui permettre d’atteindre la rentabilité dans les trois ou quatre ans. Mais ces projets nécessitent le lancement de coûteuses phases d’essais cliniques. Et pour cela, le financement est clé. Outre la famille Soula, actionnaire à 35%, de grands institutionnels ont fait leur entrée au capital d’Adocia : IdInvest, BioAm, Amundi, Viveris, Sham, et surtout Innobio, le fonds géré par le FSI et neuf groupes pharmaceutiques. Ils sont désormais prêts à participer à hauteur de 9,36 millions d’euros à l’augmentation de capital de 20 millions qui devrait accompagner la cotation d’Adocia. Dont le prix de l’action sera compris entre 13 et 16 euros.

Le climat financier actuel et les difficultés rencontrées en bourse par des biotechs comme Nicox n’effraient-t-ils pas Adocia ? "Le problème n’est pas de savoir si nous avons peur ou non, rétorque Gérard Soula. Et notre business model est complètement différent car nous ne sommes pas mono-produits comme Nicox. Nous partons de produits existants, les risques d’échec sont diminués. Le retour sur investissement est ainsi beaucoup plus rapide : aujourd’hui, nous avons trois autres projets à licencier dont les valeurs sont du même ordre de grandeur que celui que nous venons de signer." Les investisseurs lui feront-ils confiance une nouvelle fois ? Réponse le 20 février.

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