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L'Usine Matières premières

Addup accélère pour s’imposer sur le marché de l’impression 3D

Marine Protais

Publié le

Addup, la coentreprise de Fives et Michelin spécialiste de l’impression 3D métallique, a livré ses premières machines début 2017. Elle souhaite élargir son offre de produits et services rapidement et s’installer à l’international d'ici à 2018.

Addup accélère pour s’imposer sur le marché de l’impression 3D © Addup

Prenant conscience de l’accélération du marché de l’impression 3D, la joint-venture de Fives et Michelin, Addup, met les bouchées doubles. Le fabricant d’imprimantes 3D métalliques, né du mariage entre l'ingénieriste et le pneumaticien, est déjà bien parti. La production des imprimantes a commencé dès l’été 2016 dans l’usine Fives de Saint-Céré (Lot), un an après la création de la coentreprise. Cinq machines ont déjà été livrées en 2017. Dix-huit autres sont en cours de production. Ses premiers clients appartiennent aux secteurs de l’aéronautique, de l'automobile et de l'énergie. Trois secteurs visés en priorité par la joint-venture.

Services compris

Mais cela ne va pas assez vite pour Vincent Ferreiro, vice président business development d'Addup. "On doit se muscler. Le marché va plus vite qu’attendu", estime-t-il. Pour gagner en épaisseur, le dirigeant mise sur trois axes. Il compte tout d'abord développer la gamme de produits. Des imprimantes bien sûr, mais aussi des équipements annexes. A l’image du "Flex Care System", sorte de conteneur transportable permettant d’enfermer et ainsi tenir à l’écart l’imprimante 3D du reste de l’usine. Le but est d’éviter l’exposition des opérateurs à la poussière de métal dont l'inhalation provoque des pathologies respiratoires. L’équipement intègre également un système de ventilation et des espaces pour stocker et préparer les poudres de métal.

Deuxièmement, Addup veut créer une importante offre de services et devrait lancer d’ici à quelques semaines une offre de formations baptisée "Addup Academy". "Avant de vendre des imprimantes, il y a un gros travail de pédagogie à faire. Car les industriels ont encore du mal à se rendre compte de la valeur que peut apporter l’impression 3D en termes de possibilité de production et gains économiques." D’autant qu’Addup propose une machine de production, capable de produire des pièces en série. Certes, cet usage est en train de se développer, mais la majorité des utilisateurs associent encore l’impression 3D au prototypage.

Antenne aux Etats-Unis

Troisième axe de développement pour Addup : l’international. Le fabricant devrait créer une filiale en 2018 Outre Atlantique. "Le marché de l’impression 3D est plus mature qu’en France", estime Vincent Ferreiro. Les Etats-Unis accueillent en effet 40 % du parc machines du parc mondial, la France seulement 3 %.

Pour accompagner son essor, la coentreprise a dû augmenter son budget. Les 25 millions initialement prévu pour trois ans en 2015 ont déjà été dépensés. Elle mène un plan de recrutement "agressif" selon Vincent Ferreiro. "Nous sommes en train de recruter cinquante personnes : des commerciaux, des ingénieurs, mais aussi des techniciens et des opérateurs." L’entreprise emploie aujourd’hui 75 salariés.

Des investissements nécessaires car Addup arrive tard sur le marché de l’impression 3D. Toutefois, la jeune entreprise tricolore se distingue de ses concurrents grâce à son positionnement. Elle souhaite faire entrer l’impression 3D dans l’ère de la production. Alors que les pionniers du secteur comme 3D System et Stratasys ont commencé par le prototypage rapide.

Même business model que HP

Un nouvel entrant adopte la même stratégie qu'Addup : l’américain HP. Son imprimante 3D est elle aussi à usage industriel. Seul différence (de taille) : l’imprimante d’HP n’est compatible pour le moment qu’avec des polymères, alors qu’Addup se concentre sur les métaux : titane, inox, aluminium et inconel.

Addup n’oublie pas de travailler sur la technologie. Pour le moment son imprimante fonctionne avec une technologie classique de frittage laser. Mais cela ne suffit pas à la coentreprise. "Nous voulons proposer une innovation de rupture", avance Vincent Ferreiro.

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