Actualités du 3 mars 2006

  • Mittal/Arcelor : un plan industriel à minima
  • Patriotisme économique, la ligne bleue des Vosges
  • LVMH enregistre un résultat luxueux
  • Adidas peine à absorber Reebok
  • La sidérurgie chinoise prend du galon
  • Les grèves boostent le c

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Mittal/Arcelor : un plan industriel à minima « Nos usines ne sont destinées à fournir que le marché domestique », affirme Roeland Baan, dirigeant de Mittal Steel Europe, pour tenter de rassurer : ses usines à bas coût en Europe de l'Est ne sont pas en concurrence avec les aciéries de l'Europe de l'Ouest. Pourtant, remarque les Echos, le résumé du projet industriel du sidérurgiste néerlandais a été jugé « largement insuffisant » par les gouvernements espagnol et français. Ce mince document de 6 pages - qui peut être consulté sur le site de la Tribune, au grand dam de Mittal - précise qu'il « n'y aura presque pas d'impact négatif sur l'emploi ». Des réserves qui tranchent avec les assurances précédentes de Mittal père et fils, relève le quotidien économique. Pour le reste, selon la Tribune, ni surprise ni détail, Mittal Steel fera comme Arcelor, en mieux. Du côté des marchés, on table désormais sur une surenchère et l'action Arcelor cote désormais 32,23 euros, 7,5 % au-dessus de l'offre de Mittal.

Patriotisme économique, la ligne bleue des Vosges
« A la barricade », titre The Economist, sous une photo représentant la mobilisation en 1914, pour illustrer les propos du ministre italien de l'Economie sur les risques de déclencher comme en août 1914 une guerre dont personne ne voulait. Etablie par les services de renseignement, une liste d'une dizaine d'entreprises du CAC 40 aurait été transmise à Dominique de Villepin, croit savoir la Tribune. Dans cette liste, Arcelor, Suez et Danone, qui ont déjà défrayé la chronique, et aussi la Générale, Casino, Saint Gobain, Thomson, Carrefour et Vivendi qui s'appelait encore Universal. Une dizaine de sociétés de moindre ampleur fait également parti du lot. Alors, souligne la Tribune, qu'il s'agissait au départ de protéger des petites entreprises de haute technologie, la nouvelle ligne Maginot économique englobe désormais les grands groupes menacés d'OPA étrangères. Deux axes de défense sont mis en place, la possibilité d'émettre des bons de souscription et la demande faite à la CDC de renforcer ses participations. Cette dernière avait déjà volé au secours d'Euronext, rappelle le sénateur Philippe Marini à la Tribune. Mais la France manque d'investisseurs institutionnels remarque le Financial Times, qui rappelle que 45 % des actions des groupes hexagonaux sont entre les mains d'étrangers. Les patriotes économiques sont également mis en doute par The Economist qui estime qu'ils ne défendent pas l'intérêt de leur nation « mais le leur propre et (souvent) celui de leurs copains ».

LVMH enregistre un résultat luxueux
Le numéro un mondial du luxe a plus d'un tour dans ses sacs Louis Vuitton pour nourrir à nouveau une forte croissance en 2006, note les Echos. Sa marque phare prévoit l'arrivée de nouveaux produits par vagues successives et l'ouverture de 15 à 20 nouveaux magasins. LVMH annonce un résultat net en hausse de 21 % à 1,4 milliard d'euros malgré les charges dues à la fermeture de la Samaritaine. Ces résultats s'appuient sur un chiffre d'affaires en hausse de 11 % à 13 milliards d'euros. Le groupe est toujours tiré par sa division mode et maroquinerie, et seules les « autres activités », dont le pôle médias (auquel appartient la Tribune), ne participent pas à la fête, relève les Echos. Des bons résultats qui ont rendu Bernard Arnaud optimiste, souligne la Tribune, et ont propulsé le cours de l'action vers son plus haut niveau depuis novembre 2000. Toutefois, remarque le Financial Times dans sa Lex Column, avec un cash-flow en hausse pour la cinquième année consécutive, les actionnaires préféreraient sans doute une augmentation des dividendes à de nouvelles acquisitions.

Adidas peine à absorber Reebok
Adidas a-t-il eu les yeux plus grands que le ventre en rachetant Reebok s'interroge le Financial Times. Ce sont en tout cas les commandes en baisse de sa nouvelle acquisition qui plombent les résultats du groupe allemand. Le carnet de commande de Reebok affichait en fin d'année un recul global de 22 % et de 28 % en Amérique du Nord, son principal marché. Un redressement est attendu courant 2007, déclarait Herbert Hainer, P-dg d'Adidas. Le groupe bavarois compte sur l'effet coupe du monde pour doper son activité dans le football qui devrait progresser cette année de 20 %. Adidas, dont le résultat a affiché une perte de 4 millions d'euros au 4ème trimestre contre un profit de 20 millions précédemment, devrait, selon son président, afficher des ventes d'au moins 10 milliards de dollars en 2006, contre 5,6 milliards l'an dernier ; Reebok représentant la moitié de ce chiffre.

La sidérurgie chinoise prend du galon
C'est le sidérurgiste chinois Baosteel qui mène désormais la danse lors des négociations annuelles entre producteurs de minerai et aciéristes pour fixer les prix des contrats annuels, souligne le Wall Street Journal. Alors que les années précédentes les sidérurgistes européens et le mineur brésilien CVRD donnaient le « la », les chinois voient leur position de premier importateur mondial de minerai reconnu. Une nouvelle situation admise tant par Mittal Steel que par Arcelor remarque le quotidien américain. Alors que la moitié des sidérurgistes chinois sont dans le rouge, il sera difficile aux producteurs de minerai d'obtenir la hausse de 20 % qu'il réclament. Cependant les analystes interrogés par le WSJ estiment qu'une légère hausse est probable.

Les grèves boostent le cours du cuivre
Après avoir subi une notable correction depuis le record enregistré début février, le cours du cuivre est reparti à la hausse suite aux grèves qui touchent 70 mines au Mexique. Et pourtant, note les Echos, les stocks de métal rouge continuent de s'étoffer dans les magasins du LME, atteignant leur niveau le plus élevé depuis vingt mois. L'explosion d'une mine de charbon au Mexique qui a provoqué la mort de 65 mineurs a entraîné une grève qui touche Grupo Mexico, le 4ème producteur mondial de cuivre. La réduction de l'offre mexicaine inquiète d'autant les opérateurs, précise la Tribune, que la production chilienne montre des signes d'essoufflement. Si le premier producteur mondial, le chilien Codelco, a enregistré des profits records, malgré une baisse des ventes en volume, sa production devrait stagner en 2006 en raison d'une baisse de la qualité du minerai extrait.

Bon week-end!
Daniel KRAJKA

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