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Actia embarque les systèmes

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Après s’être imposé en Europe, le spécialiste des équipements électroniques s’attaque désormais aux États-Unis et à la Chine.

Actia embarque les systèmes © À Colomiers, Actia fabrique 600 000 cartes par an, notamment pour le ferroviaire et l’automobile.

Acoup d’innovations et de croissance externe, Actia embarque sur tous les véhicules de moyennes séries (autobus, camions, tracteurs, engins spéciaux, mais aussi trains, avions et bateaux). La société destine également ses systèmes embarqués au secteur de la défense et, depuis peu, à la santé. L’aventure démarre en 1986, avec le développement des systèmes de diagnostic électronique pour les professionnels, garages et centres de contrôle technique (PC de diagnostic, mais aussi interfaces de communication, équipements de contrôle, cartes mesures…).

Aujourd’hui, « la société est positionnée sur tous les systèmes embarqués sur et pour les véhicules », souligne Christian Desmoulins, le président du directoire d’Actia Group, arrivé en renfort à la direction de l’entreprise en 2003, afin d’accompagner la nouvelle stratégie de développement. Elle fournit aux constructeurs de bus, cars et poids lourds, des dévolteurs et des convertisseurs de puissance, des tableaux de bord complets, des chronotachygraphes, des systèmes de multiplexage, de l’audio et de la vidéo embarquées.

En parallèle, Actia développe des prestations de services électroniques très complets (études, industrialisation, fabrication de cartes) à destination d’applications diversifiées, que ce soit en électronique médicale, systèmes aéronautiques, terminaux de paiement… et assure un service de pérennisation de composants (maintien en conditions opérationnelles de matériels électroniques et informatiques) dans l’aéronautique, l’énergie, les transports…

Si la société se tient encore à l’écart des marchés de très grandes séries de l’automobile, on la retrouve sur des niches telles que les véhicules premium (systèmes de télématique pour des véhicules très haut de gamme) ou le véhicule électrique, avec notamment la ligne de traction de l’Autolib’, conçue et produite sur ses sites de l’agglomération toulousaine. Actia est un fournisseur majeur de la Bluecar de Bolloré. Sur les dix dernières années, il a enregistré en moyenne une croissance de 8% par an. « Sauf en 2009, où nous n’avons pas pu éviter un recul exceptionnel de 15%, rattrapé dès 2010 », se félicite Christian Desmoulins.

Un objectif, le grand export

Très vite engagé à l’international, Actia Group est présent dans quinze pays. Sur les 2 800 salariés du groupe, 1 000 travaillent en France, dont 600 en Midi-Pyrénées (540 dans l’agglomération toulousaine et 60 à Millau, dans l’Aveyron). Déjà leader en France et en Europe, la société s’attaque au grand export avec deux cibles prioritaires : les États-Unis, à partir de son site d’Elkhart à côté de Chicago, et la Chine, où la société est implantée depuis 2003. Sur les 303 millions d’euros de chiffre d’affaires, 62% sont réalisés à l’exportation. « Aujourd’hui, 80% de ce qui est réalisé à l’international se fait en Europe. Demain, nous comptons faire aussi bien en Chine et aux États-Unis », prévoit Christian Desmoulins.

Cette ambition internationale passe par une stratégie d’innovation soutenue. Plus de 15% du chiffre d’affaires sont investis chaque année dans la R & D, avec des liens très forts avec les laboratoires de recherche et les milieux académiques de Toulouse et de sa région. Actia a participé à la mise en œuvre du pôle de compétitivité Aerospace Valley, en contribuant notamment au domaine des systèmes embarqués, l’un des neuf secteurs d’activités stratégiques du pôle. Un positionnement qui l’amène à s’engager dans de nombreux projets interdisciplinaires, comme la plate-forme mutualisée d’innovation Decidaie. Dédiée à l’élaboration de systèmes d’aide à la décision pour l’agriculture, celle-ci a été labellisée par les pôles Agri Sud-Ouest Innovation et Aerospace Valley, qui mobilisent des compétences dans les systèmes embarqués, les technologies agronomiques, biologiques et chimiques et les applications spatiales.

Une dynamique de l’innovation

« Je crois beaucoup à l’alchimie des interfaces », rappelle souvent Christian Desmoulins, qui participe à tous les grands chantiers qui contribuent au développement de l’écosystème toulousain, dont le nouvel Institut de recherche technologique (IRT) Saint-Exupéry. « Si Toulouse reste bien le berceau du groupe, nous encourageons toutes nos filiales à s’engager dans cette dynamique de l’innovation », précise toutefois Christian Desmoulins . Actia revendique chaque jour un peu plus son statut de groupe international.

Les autres champions

Les Forges de Niaux (Ariège), pièces d’usures (disques en acier) pour machines agricoles. 25 millions d’euros de chiffre d’affaires attendus pour 2014, dont 70% à l’export. 130 salariés.

Weishardt (Graulhet, Tarn), gélatines traditionnelles issues de peaux de porcs ou de poissons (applications pharmaceutiques, alimentaires ou techniques). 123,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont plus de 80% à l’export. 435 salariés.

STTS (Blagnac, Haute-Garonne), leader européen de la peinture pour avions. 113 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 35% à l’export. 1 600 salariés.

MAF (Montauban, Tarn-et-Garonne), leader mondial des systèmes de calibrage et conditionnement de fruits et légumes frais. 104 millions d’euros du chiffre d’affaires en 2013, dont 85% à l’export. 950 salariés.

Nataïs (Bézéril, Gers), leader européen du pop-corn. 38 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 90% à l’export. 120 salariés.

Mecamidi, le roi de la petite hydroélectricité

En quelques années, la société s’est hissée dans le top 10 des acteurs mondiaux sur un marché de niche : la petite hydroélectricité. Sous l’impulsion de Jean Zekri, l’entreprise toulousaine (40 millions de chiffre d’affaires attendus pour 2014 avec 235 salariés, dont 70 en Midi-Pyrénées), fondée en 1880 et reprise en 1993, a gagné une dimension internationale. Spécialisé dans la production de turbines et équipements hydroélectriques pour des centrales de petites et moyennes capacités (moins de 50 MW), Mecamidi a joué à fond la carte de l’innovation, pour améliorer les performances des centrales et répondre aux nouvelles contraintes environnementales. Aujourd’hui, 80% de son chiffre d’affaires sont réalisés à l’exportation. Le groupe est implanté dans plus d’une cinquantaine de pays, avec plus de 3 000 références dans le monde. Il dispose de six usines de production de turbines et équipements, en Europe, au Brésil, mais également en Inde.

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Usine Nouvelle N°3385-3386

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