Un « accord de principe » trouvé pour la reprise d'Ascoval et Hayange par l'Allemand Saarstahl

En raison des difficultés financières de son propriétaire, l'entreprise britannique Liberty Steel avait annoncé début mai qu'elle cherchait à revendre l'aciérie d'Ascoval et l'usine de rails d'Hayange. L'offre du sidérurgiste allemand Saarstahl a été retenue par le gouvernement, au grand soulagement des 700 salariés concernés.

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Un « accord de principe » trouvé pour la reprise d'Ascoval et Hayange par l'Allemand Saarstahl
Ascoval produit notamment des barres d'acier pour l'usine d'Hayange.

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a annoncé jeudi 1er juillet la signature d'un « accord de principe » entre Liberty Steel et le sidérurgiste allemand Saarstahl. Celui-ci concerne la reprise des sites de l'aciérie d'Ascoval, située à Saint-Saulve (Nord), et l'usine de rails d'Hayange (Moselle), qui étaient à vendre depuis début mai alors qu'ils avaient été rachetés il y a moins d'un an. Ce revirement de situation s'explique par les difficultés rencontrées par la maison-mère de Liberty, GFG Alliance. Dirigé par l'homme d'affaires Sanjeev Gupta, ce conglomérat était l'un des principaux clients de Greensill, entreprise financière britannique qui s'est déclarée en faillite début mars.

Ascoval, qui compte 270 salariés, produit notamment des blooms (aciers longs) pour l'usine d'Hayange. Les 430 employés de cette dernière transforment ces blooms en rails pour plusieurs clients européens, parmi lesquels SNCF Réseau et la RATP. En raison de ce partenariat stratégique, le rachat des deux sites nécessitait l'accord du gouvernement. En quelques semaines, le ministère a étudié plusieurs propositions, parmi lesquelles celle de l'Italien Beltrame ou du géant ArcelorMittal, mais l'offre de Saarstahl avait les faveurs des syndicats des deux sites.

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Transaction durant l'été

Selon plusieurs médias, l'Allemand proposait trois millions d'euros pour la reprise des deux sites, un investissement de 40 millions et une reprise de dette à hauteur de 45 millions d'euros. ArcelorMittal aurait de son côté mis sur la table des investissements d'un montant supérieur à 60 millions d'euros. Ce ne sera en tout cas pas la première aventure française de Saarstahl : il possède déjà le site de Conflandey Industries, à Amoncourt (Haute-Saône).

Si la transaction est prévue durant l'été, « cet accord de principe doit encore être affermi », indiquant le communiqué du ministère, en précisant que « des éléments de sécurisation » sont attendus dans les prochaines heures. Le ministre Bruno Le Maire s'est en tout cas félicité d'une « très bonne nouvelle pour l’avenir de la filière sidérurgique française et pour les salariés des deux sites ». « Les investissements que nous avons financés, conjugués à l'engagement exceptionnel des salariés qui ont transformé leur production dans une période extraordinairement difficile, paient aujourd'hui », a de son côté salué la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Avec Reuters (Bertrand Boucey, Jean Terzian)

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