Accord imminent pour Rio Tinto à Saint-Jean-de-Maurienne

Après des mois de négociations tendues et de rebondissements, le dossier Saint-Jean-de-Maurienne s’achemine vers une issue favorable.  

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Accord imminent pour Rio Tinto à Saint-Jean-de-Maurienne

Ce matin, il est arrivé les traits tirés à cette réunion du 12 juillet. Avec ses 22 Commissaires régionaux au Redressement productif, il dressait le bilan de leur action après un an d’exercice. Arnaud Montebourg ne cachait pas avoir passé une trop courte nuit. Le motif de cette activité nocturne harassante, ce sont les négociations menées à Bercy sur la reprise des sites de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) et de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne). Aujourd’hui dans le giron du géant minier anglo-australien Rio Tinto, ils sont en passe de changer de main. Un soulagement pour le ministre et pour les quelque 500 salariés concernés.

L’allemand Trimet deviendrait l’actionnaire majoritaire (à 60%). Rio Tinto verserait au repreneur un peu moins de 100 millions d’euros. Les modalités de ce paiement ont fait traîner les négociations. Le groupe minier ne souhaite plus poursuivre sa production d’aluminium sur ses sites, qui appartenaient historiquement à Pechiney, depuis qu’EDF a annoncé un réajustement de ses prix de vente d’électricité dès le printemps 2014. A cette date, le contrat très avantageux prendra fin.

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Une réussite industrielle et politique

L’autre repreneur des sites n’est autre que le producteur d’électricité EDF. Il pourrait prendre 35% du capital et fournir en échange de l’électricité à un tarif préférentiel. Si le prix de l’énergie est si important dans cette reprise, c’est que la production d’aluminium met en œuvre l’un des procédés industriels les plus énergivores : l’électrolyse. Dernier acteur attendu, la Banque publique d’investissement (bpifrance) pourrait entrer à hauteur de 5%.

L’issue favorable qui se dessine serait une bonne nouvelle pour les 510 salariés, mais aussi pour les quelque 2000 emplois directs drainés par cette activité historique de production d’aluminium. Elle fait vivre de nombreuses entreprises dans cette vallée savoyarde. La réussite serait aussi politique, tant Arnaud Montebourg a tenu à s’associer dans ce dossier emblématique, mettant en jeu l’un des anciens fleurons industriels français, le groupe Pechiney. Le ministre ou le Premier ministre pourraient très vite annoncer les modalités définitives de cette reprise.

Olivier James

Olivier James Grand reporter Aéronautique - Défense

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