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Accord en vue sur la mise aux normes sismiques du Stade de Lille

Olivier James ,

Publié le

Exclusif La polémique sur le retard de livraison du stade de Lille se poursuit. Dans ce contexte, son constructeur Eiffage et la Communauté urbaine de Lille pourraient enfin s'entendre sur un litige majeur : celui du surcoût des travaux nécessaires aux nouvelles normes sismiques.

Accord en vue sur la mise aux normes sismiques du Stade de Lille © Atelier Ferret Architecture / Valode & Pistre

Les supporters du LOSC, le club de football de Lille, peuvent souffler ! Le groupe Eiffage compte bien livrer à temps le grand Stade de Lille pour le mois d'août, qui marque le début de la saison 2012-2013 du championnat de France de Ligue 1.

C'est ce que vient de confirmer Pierre Berger, le nouveau directeur général du troisième groupe français de BTP, en marge de l'assemblée générale annuelle des actionnaires. Une information qui arrive après plusieurs mois de polémique sur les retards de livraison dont pourrait être victime cette gigantesque structure avant-gardiste.

Même si Eiffage tient ces délais, une autre difficulté à plus longue échéance reste pour le moment non résolue : celle du financement des travaux supplémentaires, induits par les nouvelles normes sismiques. Depuis plusieurs mois, Eiffage, via sa filiale Elisa, et Lille métropole communauté urbaine (LMCU), le donneur d'ordre, se déchirent pour savoir qui doit assumer cette enveloppe additionnelle de 100 millions d'euros sur un budget initial de 324 millions d'euros.

Selon nos informations, les tractations entre les deux parties prenantes seraient enfin en passe d'aboutir. Les travaux pourraient être échelonnés dans le temps, suivant leur niveau d'urgence, après ouverture du stade.

Des travaux non obligatoires

A chaque élément du stade est en effet associé un coefficient de sécurité à respecter. La charpente métallique qui soutient les quatre toits amovibles serait, par exemple, le premier élément à remettre au niveau. Pour autant, même si cette priorisation voit le jour, la ligne d'Eiffage reste claire : c'est à la LMCU de payer ces travaux.

Pour comprendre l'origine du litige qui oppose le groupe de BTP à la LMCU, il faut savoir qu'une nouvelle réglementation parasismique a vu le jour. Elle doit être appliquée aux bâtiments dont le permis de construire a été déposé à partir du 1er mai 2011. Or ce n'est pas le cas du Grand Stade de Lille, dont le permis de construire date du 17 décembre 2009.

Ces travaux ne sont donc pas obligatoires, mais ils sont vivement conseillés pour une structure avant-gardiste qui n'est pas encore terminée. Le groupe Eiffage avait d'ailleurs stipulé dès le départ qu'il n'avait pas à prendre en charge ces travaux, qui auraient pu être anticipés.

Depuis, Eiffage et LMCU se rejettent mutuellement la responsabilité de cette affaire. Aucun des deux ne souhaitent y laisser des plumes. Il faut dire que la construction du Stade de Lille a engendré des surcoûts importants qui ont même pesé sur le bénéfice net d'Eiffage en 2011. Et d'un autre côté, les problèmes de liquidités des collectivités locales les poussent à limiter les frais par tous les moyens…

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1 commentaire

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20/04/2012 - 07h21 -

si ces travaux ne "sont pas obligatoires",on savait qu'il y aurait cette loi parasismique!Qui a eu la bonne "idée" de glisser cette clause dans le contrat?c'est que l'on savait !
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