Accord en vue dans l’agroalimentaire sur le contrat de génération

L’agroalimentaire devrait être le quatrième secteur à signer un accord sur les contrats de génération, mi-septembre.

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Accord en vue dans l’agroalimentaire sur le contrat de génération

Après l’assurance, l’industrie pharmaceutique et la métallurgie, l’agroalimentaire s’apprête à signer, en septembre, un accord sur les contrats de génération. Les négociations, qui se sont tenues en juillet, sont terminées, et les partenaires sociaux consultent leur base. L’accord est en bonne voie. La CFDT a déjà signé, FO se dit très favorable. Si quelques branches, côté patronal, pourraient faire défection, elles approuvent, pour la plupart, le texte.

Devraient s’accorder les trois grandes familles du secteur : industries agroalimentaires, commerce de détail et coopération agricole. Elles représentent 80 000 entreprises et 820 000 salariés. Cet accord multibranche, dans la foulée du contrat de filière signé le 19 juin, est historique !”, s’enthousiasme Christian Crétier, secrétaire fédéral de la FGTA-Force ouvrière (agriculture, alimentation). La CFDT se réjouit aussi de l’ampleur du périmètre, une première dans ce secteur. Cela ouvre une dynamique inédite, pour d’autres sujets de négociations à venir comme celui sur la complémentaire santé, précise Frédéric Malterre, secrétaire national de la FGA-CFDT (agroalimentaire).

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Plus besoin d’accord d’entreprise pour bénéficier des aides

En octobre 2012, l’accord national créant le contrat de génération avait été signé par les cinq organisations syndicales représentatives. Il prévoit que les entreprises de moins de 300 salariés bénéficient d’une aide financière de deux fois 2 000 euros, chaque année pendant trois ans, pour chaque jeune embauché et senior maintenu dans l’emploi. Celles de moins de 50 salariés peuvent signer directement leurs contrats, tandis que les entreprises de 50 à 299 salariés doivent avoir négocié un accord d’entreprise ou être couvertes par un accord de branche avant fin septembre. Avec la signature de l’accord multibranche en septembre, les entreprises de l’agroalimentaire n’auront pas besoin de négocier un accord d’entreprise pour bénéficier des aides.

La filière, qui peine à attirer de nouvelles recrues, a pour objectif le recrutement de 10 000 jeunes par an pendant trois ans, et de 150 000 alternants entre 2014 et 2017. Les plus de 50 ans, qui représentent déjà 23 % des effectifs, devront en occuper 25 % fin 2016, avec 1 500 embauches de plus de 50 ans par an pendant trois ans. Les branches ont aussi accepté de mettre en commun divers outils de gestion des compétences, une grande première également dans un secteur très morcelé et plutôt attaché à ses particularités.

Cécile Maillard

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