Accord emploi : Mailly fait de la résistance

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Le leader du syndicat Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a demandé à être entendu par le gouvernement  l'accord sur la sécurisation de l'emploi que sa centrale a refusé de signer et entend aussi rencontrer les groupes parlementaires sur ce sujet. Une réponse à Pierre Moscovici, qui avait appelé la CGT et FO a ne "pas lutter contre l'accord" .

Accord emploi : Mailly fait de la résistance © D.R.

"Le gouvernement ne pourra pas se contenter de discuter avec les seules organisations signataires de l'accord. Nous voulons aussi lui faire connaître notre analyse", a déclaré mercredi 16 janvier  le numéro un du syndicat Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, lors d'un conférence de presse. Il entend ainsi mener campagne avant que l'accord - signé par le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CGE-CGC) - soit retranscrit en projet de loi. L'accord doit être présenté en mars au Conseil des ministres et en avril au Parlement

Si le gouvernement tente de passer par l'article 49/3, dispositif qui permet une adoption sans passer par un vote des parlementaires, pour faire passer ce texte sans discussion, "ça s'appelle la démocratie sociale façon Bismarck!", a-t-il lancé.

Il est ensuite revenu sur les propos du ministre de l'Economie, Pierre Moscovici qui avait appelé la CGT et FO a ne "pas lutter contre l'accord", ce que le leader de FO qualifie de "drôle de conception du dialogue social".

"Nous allons faire connaître nos positions sur le contenu de cet accord à tous les groupes parlementaires" et pas seulement au PS. "Les parlementaires prendront leurs responsabilités, mais il est logique qu'avant de se prononcer ils aient connaissance de nos analyses", a-t-il ajouté.

Un accord "profondément déséquilibré"

Jean-Claude Mailly est ensuite revenu sur les principaux points d'un accord, présenté par le secrétaire général de FO comme "profondément déséquilibré" au profit du patronat et au détriment des salariés. "Je félicite le patronat qui a obtenu beaucoup de choses", a-t-il commenté.

"Qui peut garantir que tous les points de l'accord pourront être retranscrits ?" Pour le leader syndical, certains points n'obtiendront pas en effet le feu vert du Conseil d'Etat, comme l'homologation par l'administration d'un plan social avant l'ouverture de consultations avec les représentants syndicaux. "Personne ne peut garantir que ça passera comme une lettre à la Poste", a-t-il affirmé.

Il a également indiqué que son syndicat va également sensibiliser les salariés en diffusant un document argumenté, à l'image de la CGT, qui mène une campagne similaire.

Julien Bonnet

 

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