Economie

Accord emploi : le Front de Gauche mobilisé pour un retrait total du texte

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Dans une interview à L'Humanité, André Chassaigne, président du groupe "Gauche démocrate et républicaine" à l'Assemblée, explique que son parti a préparé 4 500 amendements au texte de l'accord national interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l'emploi dont l'Assemblée nationale entame ce mardi l'examen.

Accord emploi : le Front de Gauche mobilisé pour un retrait total du texte © le Grand Cricri - Wikimedia - C.C

"Nous sommes extrêmement mobilisés et offensifs" contre le projet de loi retranscrivant l'accord national interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l'emploi, assure à L'Humanité le député communiste et président du groupe "Gauche démocrate et républicaine" à l'Assemblée André Chassaigne.

Dans une interview publiée ce mardi 2 avril au moment où le Parlement commence l'examen du texte signé par le patronant et une partie des syndicats en janvier, il annonce que les 4 500 amendements préparés par le Front de Gauche doivent permettre "de mener le débat sur le fond et de faire valoir publiquement nos propositions alternatives".

"Ce texte porte un coup très dur à toutes l'organisation sociale de notre pays, met en cause l'ensemble de l'architecture de la protection des salariés et joue contre l'emploi", estime-t-il. "Notre premier objectif c'est le retrait total du texte", souligne le député communiste du FG ou au moins en "limiter au maximum les conséquences néfastes".

L'exécutif a souligné à plusieurs reprises que les amendements des parlementaires ne devaient pas remettre en cause la cohésion du projet de loi, le ministre du Travail, Michel Sapin, appelant à trouver "le bon réglage" sur ce qui peut être "bougé" dans le texte.

De son côté, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a expliqué lundi que "le respect de l'accord" sur l'emploi "est une décision politique sur laquelle le président de la République s'est engagé". Il existe "une majorité de gauche pour faire voter le projet de loi à l'Assemblée" mais, en revanche, "le gouvernement n'a pas de majorité au Sénat", a t-il indiqué au Figaro. "Le Front de gauche ne participe pas au gouvernement et n'a donc pris aucun engagement de solidarité gouvernementale", a rappelé Alain Vidalies.

Julien Bonnet

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