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Accord a minima à Rio+20

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C'est ce vendredi 22 juin que les chefs d'Etats, de gouvernement et les ministres des Etats présents doivent ratifier le projet de déclaration finale du sommet de la Terre Rio+20. Un texte décevant selon l'Europe et les ONG.

Accord a minima à Rio+20 © D.R. - Nations unies

La conférence des Nations Unies pour le développement durable de Rio de Janeiro au bérsil, démarrée  le 20 juin prend fin ce vendredi soir. Les délégués sont tombés d'accord le 19 sur un accord sur ce texte de 49 pages baptisé "L'avenir que nous voulons" qui est maintenant soumis aux chefs d'Etat.  Un avenir pas vraiment rassurant à en croire les ONG, qui ont qualifié cette déclaration d'échec, et la délégation européenne, qui la qualifie de son côté "peu ambitieuse".

Si le principe d'objectifs du développement durable (ODD) a bien été acté pour 2015, ces derniers, qui doivent remplacer les certains objectifs du millénaire qui toucheront  à leur fin à cette date, n'ont cependant pas été définis. Côté gouvernance, le texte propose le renforcement du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) pour lui donner plus d'efficacité.

En revanche, la création d'une Organisation mondiale de l'environnement (OME) sur le modèle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), comme y poussait  la France, n'a pas été inscrite. "Une nouvelle fois, nous n'avons pas été capables (...) de créer cette agence spécialisée pour l'environnement", s'est désolé François Hollande le 21 juin en ajoutant qu'il ne désespérait pas  "non seulement de mener ce combat mais de le rendre un jour victorieux et d'installer cette organisation à Nairobi", siège du PNUE.

La pollution des eaux par l'Homme prise en compte

Enfin, le concept "d'économie verte", un des sujets phare du sommet, a fini par être inclus dans le texte final. Alors que les pays européens considèrent ceci comme une victoire, certains pays du Sud ont dénoncé "une nouvelle forme de colonialisme", selon la formule du président bolivien Evo Morales. Les pays du sud, Brésil en tête, craignent en effet qu'il constitue un frein à leur développement et qu'il ne cache une manœuvre des pays du nord pour imposer leurs technologies au prétexte environnemental.

Dans ce flot de nouvelles mitigées, l'or bleu semble tirer son épingle du jeu, à la grande satisfaction des industriels du traitement de l'eau. Un chapitre spécifique est en effet consacré à l'eau et l'assainissement, au même titre que la sécurité alimentaire ou l'énergie. Par ailleurs, pour la première fois, la pollution des eaux par l'homme a été prise en compte.

"Dans ce texte simple il y a la volonté clairement affirmée de réduire la pollution et d'améliorer la gestion des eaux usées. C'est le vrai progrès substantiel de Rio+20 pour le secteur de l'eau", avance Gérard Payen, le président d'Aquafed (fédération internationale des opérateurs privés de l'eau) et conseiller de Ban Ki Moon sur les questions liées à l'eau et à l'assainissement.

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