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Accident de train en Espagne : une vitesse excessive serait à l'origine du drame

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Publié le , mis à jour le 25/07/2013 À 14H19

Vidéo Le déraillement d'un train près de la ville de la Saint-Jacques de Compostelle (Galice) survenu mercredi 24 juillet a fait 79 morts et une centaine de blessés selon un dernier bilan. D'après les premiers élements, le train, un Talgo-Bombardier S-130 exploité par la compagnie nationale Renfe, circulait à une vitesse d'environ 200 kilomètres par heure sur un tronçon limité à 80.

Accident de train en Espagne : une vitesse excessive serait à l'origine du drame © Capture d'écran - Twitter MSN News

[Actualisé à 12h15 avec les déclarations du président de la Renfe et du secrétaire d'Etat aux Transports espagnol]

L'Espagne est sous le choc après le déraillement d'un train survenu mercredi 24 juillet vers 20h40 à quatre kilomètres de la ville de Saint-Jacques de Compostelle en Galice. Un événement gravissime puisque le dernier bilan fait état de 79 morts et d'une centaine de blessés parmi les 218 voyageurs et 4 employés de la compagnie présents à bord. Trois jours de deuil national ont été décrétés pour ce qui s'impose en Espagne comme la catastrophe ferroviaire la plus meurtrière depuis 1944.

Les images diffusés par les médias - voir ici le diaporama mis en ligne par le quotidien local La Voz de Galizia - témoignent en effet de la violence de l'accident. Un wagon a ainsi été projeté au-dessus de deux autres et les témoignages font état de scènes d'horreur avec de nombreux cadavres et blessés retrouvés sur les voies.

Une vitesse excessive sur un tronçon limité à 80 km/h

En attendant les premiers éléments de l'enquête, la presse espagnole évoque la vitesse excessive du train, un Alvia S-130 construit par l'espagnol Talgo avec le canadien Bombardier et exploité par la compagnie nationale Renfe. Une trop grande vitesse à l'approche d'un virage serré, a par exemple expliqué une source proche de l'enquête au quotidien El Pais. Selon les différents chiffres cités jusqu'à présent, le train circulait à une vitesse comprise entre 180 et 220 kilomètres par heure sur un tronçon limité à 80 kilomètres par heure.

Le secrétaire d'Etat aux Transports Rafael Catala a indiqué ce jeudi 25 juillet à la radio que la tragédie "paraît être liée à une infraction" qui serait un excès de vitesse. "Mais nous devons encore attendre les résultats de l'enquête judiciaire et de celle menée par la commission d'enquête du ministère" des Transports, a-t-il ajouté.

Le train venait de passer une révision technique

Le président de la compagnie publique Renfe, Julio Gómez-Pomar Rodrígue, s'en est lui aussi remis à l'enquête en cours, confirmant toutefois que "la zone où s'est produit l'accident a une limitation de vitesse de 80" kilomètres heure, alors qu'un enregistrement d'un appel du conducteur en cabine, retranscrit par le journal El Pais, évoque une vitesse de 190 kilomètres heure peu avant l'accident.

"Ce que nous savons, c'est que le train n'a eu aucun problème opérationnel, le train avait passé une révision le matin même", a également déclaré Julio Gómez-Pomar Rodríguez. "Ces trains passent une révision tous les 7 500 kilomètres, puis tous les 50 000 kilomètres, puis tous les 150 000 kilomètres", a-t-il précisé.

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2 commentaires

Nom profil

26/07/2013 - 23h37 -

À Didier : l'enquête s'oriente sur une faute humaine. Votre remarque purement partisane semble donc sans fondement, et ne pourrait on pas vous renvoyer la balle : si les syndicats ne prenaient pas si souvent la défense de certains indéfendables, nous n'en serions peut-être pas là ?
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Nom profil

25/07/2013 - 11h19 -

Quand on laisse le transport public aux mains de copains du gouvernement et mafiosi industriels, il ne faut pas s'étonner que le Bénéfice des actionnaires passe avant l'aménagement l'entretient, la modernisation du transport ferroviaire. Que ce soit en France en Espagne ou ailleurs. Les terroristes pas besoin de les chercher ailleurs, ils sont tous trouvés.
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