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L'Usine Maroc

Abdelhamid Souiri, président de la métallurgie marocaine : "Je suis inquiet pour l'avenir de notre secteur"

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Publié le

Entretien Président de la Fédération marocaine des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME) et par ailleurs PDG de la société casablancaise Tube & Profil,  Abdelhamid Souiri expose à "L'Usine Nouvelle" les difficultés rencontrées par son secteur. Et les enjeux de compétitivité à venir après notamment l'instauration de droits anti-dumping sur les importations d'acier plat dans le royaume.

Abdelhamid Souiri, président de la métallurgie marocaine : Je suis inquiet pour l'avenir de notre secteur
Abdelhamid Souiri, président de la Fédération marocaine des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME)
© fimme

L'Usine Nouvelle : Suite à plusieurs plaintes du sidérurgiste Maghreb Steel, le gouvernement marocain a instauré des droits anti-dumping sur les importations de certains aciers plats et vient d'ouvrir une nouvelle enquête à ce sujet, que pensez-vous de ces évènements qui touchent votre secteur ?

Abdelhamid Souiri : La sidérurgie est en train de vivre des moments difficiles. Nous assistons actuellement à une redistribution des cartes dans le secteur. Je ne sais pas si les fournisseurs traditionnels auront encore un rôle à jouer. Je me pose la question si des pays comme la Chine ou l'Inde et autres ne vont pas prendre le relais compte tenu des nouvelles installations qu'ils mettent en place et des coûts plus bas qu'ils arrivent à obtenir.

Au delà de ce sujet, quels sont les enjeux à venir pour votre secteur de la mécanique - métallurgie au Maroc ?

Notre fédération [FIMME NDR] travaille depuis plusieurs mois sur l'élaboration d'un contrat programme avec les pouvoirs publics. En février 2013, nous avions signé un mémorandum devant sa majesté le roi. Des dizaines de réunions ont eu lieu entre les différents acteurs du secteur et les départements ministériels.

Nous allons tenter d'harmoniser les conclusions de nos travaux avec les orientations dégagées par la nouvelle stratégie "d'accélération industrielle" lancée à l'initiative du ministre de l'industrie Moulay Hafid Elalamy. Nous avons eu des séances de travail avec les équipes du ministre que nous allons rencontrer dans les prochains jours. Comme vous le savez, le ministre de l'industrie prône le développement d'écosystèmes industriels, notre secteur s’y prête tout à fait.

Je vous sens pessimiste...

Je ne suis pas pessimiste, ce n'est pas dans ma nature, mais je suis inquiet car il va falloir s'adapter à la nouvelle donne internationale. Des décisions ont été prises pour défendre l'industrie nationale comme ce qui s'est passé pour Maghreb Steel.

Au delà, il est important à nos yeux de mettre en place des mesures d'accompagnement pour l'ensemble des acteurs de la filière pour faire face à cette situation et non pas se limiter à une seule société.

Des utilisateurs d'acier au Maroc se plaignent de hausse de tarifs après l'instauration de droits anti-dumping mais Maghreb Steel est membre de votre fédération...

C'est exact. Nous considérons cette industrie [sidérurgique NDR] comme essentielle. Nous en avons besoin, encore faut-il qu'elle soit compétitive. Nous voulons éviter de nous retrouver demain face à des difficultés encore plus grandes pour l'ensemble de la filière.

C'est pourquoi nous insistons sur la mise en place de mesures d'accompagnement non pas pour une seule société mais pour l'ensemble des secteurs en aval. Sachez que l'acier qui est produit et commercialisé par Maghreb Steel est en grande partie vendu auprès d’autres membres de la fédération.

Où en est votre dialogue avec les pouvoirs publics ?

Nous avons travaillé sur des pistes qui permettraient à notre secteur d'être plus compétitif et que nous comptons soumettre à notre ministre de tutelle. Il faut que nous ayons une idée précise des moyens qui vont être mis en place pour la relance.

Depuis l'annonce en avril de la nouvelle stratégie industrielle du Maroc, d'autres secteurs ont déjà eu l'occasion de finaliser leur vision. Nous sommes au mois de juin et il est grand temps pour nous de s'intégrer dans cette nouvelle stratégie. Mais, je ne peux dire plus sur ce point avant notre rencontre avec le ministre.

Propos recueillis par Nasser Djama

 

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