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Abattoir Gad à Josselin, filière poulet-export et embargo russe : Stéphane Le Foll fait le point

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Dans une interview à Ouest-France, le ministre de l'Agriculture se dit "raisonnablement optimiste" concernant l'avenir de l'abattoir Gad de Josselin (Morbihan), menacé de liquidation judiciaire. Stéphane Le Foll est également revenu sur l'avenir de la filière "poulet-export" et sur la sitution des producteurs de fruits et légumes français touchés par l'embargo russe.

Abattoir Gad à Josselin, filière poulet-export et embargo russe : Stéphane Le Foll fait le point © Janphi63 - Flickr - C.C

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll s'est déclaré "raisonnablement optimiste" concernant l'avenir de l'abattoir Gad de Josselin (Morbihan), menacé de liquidation judiciaire, dans une interview publiée ce mardi 12 août dans Ouest-France.

L'Etat et la région mobilisés

"Nous suivons les négociations en cours (....) L'Etat, la préfecture de région, la région Bretagne se mobilisent pour que cette reprise aboutisse, pour que l'outil soit sauvé ainsi que le maximum d'emplois. On peut se montrer raisonnablement optimiste", a déclaré le ministre à propos de la survie de cet abattoir de porcs où travaillent 950 salariés.

Stéphane Le Foll a confirmé que le groupe SVA Jean Rozé, filiale du groupe Intermarché, "est candidate à la reprise", indiquant qu'une "réunion de concertation" se tiendra "fin août, début septembre".

Le sort de l'abattoir Tilly-Sabco reste incertain

Evoquant la filière "poulet-export", encore très fragilisée deux ans après le séisme de 2012 chez Doux qui s'est soldé par la suppression d'un millier d'emplois, Stéphane Le Foll se veut confiant : "Doux a été stabilisé. Il existe un marché pour le poulet export au Moyen Orient. On n'est pas dans l'impasse. Maintenant, il faut organiser cette filière sans les restitutions [aides européennes à l'exportation, ndlr] en termes d'outils, d'investissement, de compétitivité".

Une deuxième entreprise, Tilly-Sabco, dont 80% de la production de poulets est également exportée vers le Moyen-Orient, reste sur le fil du rasoir depuis plusieurs mois, suite à la suppression de ces restitutions. Les 340 salariés de cette entreprise située à Guerlesquin (Finistère) ont simplement obtenu pour le moment l'assurance de travailler deux jours par semaine en septembre.

Le secteur des fruits et légumes victime de l'embargo russe

Le ministre a également indiqué qu'il ferait "la demande pour que les conséquences de l'embargo russe soient inscrites à l'ordre du jour du prochain conseil des ministres de l'Agriculture de septembre". "Le secteur le plus touché est celui des fruits et légumes" avec "la grosse inquiétude" que "le marché européen soit engorgé par le surplus de marchandise n'ayant plus de débouché en Russie", a souligné Stéphane Le Foll.

Ce lundi 11 août, la Commission européenne a promis une aide financière aux producteurs de pêches et de nectarines de l'Union, touchés à la fois par l'embargo mis en place par la Russie sur des produits alimentaires occidentaux et par le mauvais temps des dernières semaines.

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