AAA, ce "Frenchy" qui suit Airbus aux quatre coins du monde

En France, en Chine et maintenant aux Etats-Unis : le sous-traitant toulousain suit Airbus à chaque ouverture d’une ligne d’assemblage. Son chiffre d’affaires aux Etats-Unis pourrait passer de 3,5 à 22 millions de dollars en moins de trois ans.

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L'usine Airbus de Mobile -Tad Denson - MyShotz.com

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Airbus a trouvé son remora, ce petit poisson discret qui suit les requins dans leurs moindres déplacements. Son nom : AAA (Assistance Aéronautique et Aérospatiale), une pépite méconnue, basée à Toulouse, spécialisée dans l’installation d’équipements complexes (pose de moteurs, de tuyauteries, de batteries…). Ce sous-traitant, qui emploie 2500 personnes pour un chiffre d’affaires de 157 millions d’euros, s’était déjà installé à Tianjin (Chine) pour accompagner l’avionneur européen. Il vient de s’implanter à Mobile (Alabama), à deux pas de la nouvelle ligne d’assemblage d’A320 qu’Airbus a inauguré aux Etats-Unis lundi 14 septembre.

"Nous avons construit des bureaux et une zone de production il y a huit mois, affirme Thierry Caillard, président de AAA Aerospace USA et ancien salarié... d’Airbus. Notre investissement représente un montant de 700 000 euros". Alors qu’Airbus commence à Mobile la production de ses A320 "made in USA" (dont la cadence pourrait atteindre quatre appareils d’ici la fin 2017), AAA emploie déjà à Mobile 19 personnes et devrait générer un chiffre d’affaires de 3,5 millions de dollars en 2015. Cette usine complète l’empreinte industrielle de l’entreprise, déjà présente au Mexique, au Maroc, en Espagne, au Canada et aux Philippines.

Sweet Home Alabama

Au vu du vaste marché américain (Airbus prévoit un marché de plus de 5800 avions commerciaux sur les vingt prochaines années), le dirigeant mise sur une croissance soutenue. Les effectifs pourraient passer de 30 salariés fin 2015, à 50 fin 2016 puis 150 en 2017. Même tendance pour le chiffre d’affaires : Thierry Caillard estime qu’il pourrait atteindre 9 millions de dollars en 2016 et 22 millions de dollars en 2017. Soit un chiffre d’affaires multiplié par six en trois ans !

Avec cette implantation américaine qui intervient vingt ans après la création de l’entreprise, AAA est persuadé de pouvoir toucher de nouveaux clients. "Je ne pouvais pas discuter avant avec Boeing, assure Thierry Caillard. Je peux discuter avec eux maintenant que je suis installé aux Etats-Unis car je n’ai plus l’étiquette Airbus". Le patriotisme économique marche ici à plein : AAA s’est déjà rapproché de Bell Helicopters et lorgne sur des acteurs aussi importants que Lockheed Martin. Ils s’ajouteront au panel de clients de l’entreprise déjà bien garni (ATR, Zodiac, Bombardier, Safran, Latécoère, Pratt & Whitney…).

A Mobile (Alabama), Olivier James


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