Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

A400M : le coup de gueule du DGA contre Airbus

, , , ,

Publié le

Accompagnant le chef de l’Etat lors de son déplacement à Mérignac sur les chaîne d’assemblage de Dassault, le DGA Laurent Collet-Billon s’en est violemment pris à Airbus, suite au retard du programme A400M.

A400M : le coup de gueule du DGA contre Airbus © Airbus - A. Doumenjou

"Qu’ils viennent voir comment on travaille chez Dassault à Mérignac !", lance Laurent Collet-Billon, le délégué général à l’Armement. "Ils", ce sont les gens d’Airbus Group.

Le DGA, visiblement très énervé, s’en est violemment pris, ce mercredi 4 mars, à Airbus à propos des retards du programme A400M, alors qu’il accompagnait le chef de l’Etat lors de sa visite de l’usine Dassault de Mérignac. François Hollande a visité la chaîne d’assemblage du Rafale suite au contrat gagné en Egypte par l’avion de chasse français.

 

Notre dossier : L'Egypte, premier client à l'export du Rafale

 

La DGA a appris qu’elle ne recevrait cette année que deux avions contre les quatre initialement prévus. Et rien n’est certain : la livraison du deuxième exemplaire est prévue pour le mois de décembre. "Depuis le départ de Domingo Ureña-Raso [le directeur du programme limogé par Tom Enders, remplacé depuis par Fernando Alonso, ndlr], nous n’avons plus d’interlocuteur chez Airbus !", se plaint Laurent Collet-Billon, qui souligne que le problème de l’A400M n’est pas que dans la supply-chain : "Il y a aussi un retard dans le développement des fonctions militaires", explique le DGA à un groupe de journalistes présents.

Il ne tient pas ses promesses

On a en effet appris il y a peu que l’avion de transport militaire ne tiendra pas toutes ses promesses techniques et notamment qu’il ne pourra pas ravitailler en vol les hélicoptères militaires suite à des négligences de la part des ingénieurs de la conception qui n’ont pas tenu compte de la force des vents tourbillonnants que peuvent créer les hélices des moteurs.

Furieux, Laurent Collet-Billon a regretté que l’industriel ne lui fasse aucune proposition "comme c’est le cas dans toute bonne négociation." Après la grogne du client allemand, Tom Enders va devoir affronter celle du client français...

A Mérignac, Hassan Meddah (avec Patrick Déniel)

 

Réagir à cet article

3 commentaires

Nom profil

06/03/2015 - 13h02 -

bonjour
Pauvres militaires !Leur nouveau jouet marche tjrs pas! C'est trop triste ! Me dites pas qu'en plus le coût a été multiplié par 5 ou 10! Ca serait affreux !
Allez bonne fin du monde à tous !
Répondre au commentaire
Nom profil

05/03/2015 - 18h44 -

Je suis aterré qu'une telle fonctionalité (ravitaillement Hélicos) n'ai pas été anticipé puis NON testée !
à quoi servent leur Comité de Pilotage réunion de projets....
Rappellons également la dérive en temps et Budget
Répondre au commentaire
Nom profil

05/03/2015 - 15h29 -

"Domingo Ureña-Raso [le directeur du programme limogé par Tom Enders" Comme il n'y a qu'un petit saut de Merignac a Limoges, ça signifie que "rien ne change..."
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle