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L'Usine Aéro

A350 au Bourget : un "clin d’œil pour montrer le dernier né à la famille"

Elodie Vallerey , , , ,

Publié le

Le nouveau long-courrier d’Airbus, l’A350 XWB, doit faire son premier vol ce 14 juin. Un vol d’essai programmé à la veille du salon du Bourget (17-23 juin) qui, s’il se déroule bien, devrait augurer un passage surprise du gros porteur dans le ciel du salon. Damien Lasou, directeur mondial de l’activité Aéronautique et Défense chez Accenture, et Gilbert Fayol, associé Deloitte France spécialiste des marchés de l’aéronautique de défense et civile, analysent l’impact qu’aurait un passage de l’A350 XWB au Bourget pour L’Usine Nouvelle.

A350 au Bourget : un clin d’œil pour montrer le dernier né à la famille © D.R. - Airbus

L'Usine Nouvelle : Quel serait l’impact d’un passage de l’Airbus 350 XWB lors du salon du Bourget ?

Damien Lasou : Un "fly by" du 350 serait un clin d’œil à la grande famille qu’est le secteur aéronautique. Le Bourget, c’est un écosystème,  tout le monde a ce plaisir de voir un nouveau produit lors du salon. Même le patron de Boeing sortira sur la terrasse de son stand pour le voir voler, ça fait partie du jeu. On reste dans une industrie où la fascination pour le produit est forte.

Gilbert Fayol : L’impact le plus important d’un premier vol avant le Bourget et d’un passage au salon, c’est pour Airbus de démontrer sa capacité à maîtriser son développement de programme.

Quel message cherche à faire passer Airbus en concluant le premier vol de l’A350 juste avant le Bourget ?

Gilbert Fayol : Sur les appareils de nouvelle génération (type A380, A400M, B787), on s’est rendu compte à quel point il est difficile pour les grands assembliers de maîtriser leur développement de programmes.  Au-delà du fait que l’appareil vole, c‘est surtout ça le principal message que cherche à faire passer Airbus, dire "on n’a pas trop de retard, on est en ligne".

Damien Lasou : Le secteur aéronautique va être rassuré par le fait que l’A350 ait fait son premier vol, et qu’il passe éventuellement au Bourget. Pour moi, ça reste du "buzz", c’est comme profiter d’une grande réunion de famille pour passer avec le dernier né.

Quels sont les enjeux de ce vol sur l’industrialisation du programme et les commandes ?

Damien Lasou : Les enjeux sur le programme A350 sont relativement faibles. Airbus est focalisé sur la certification de son appareil et ses différentes étapes, ça ne lui sert à rien d’aller plus vite que la musique. Faire voler un avion est une chose, l’industrialiser en est une autre. L’impact sur les commandes sera anecdotique. Les clients de lancement, comme Qatar Airways, ont déjà acheté leurs avions. Les nouveaux clients n’ont pas de raisons de se presser, autant attendre de voir si le programme s’industrialise bien.

Gilbert Fayol : C’est un signal de maîtrise industrielle, c’est donc très important vis-à-vis des clients et futurs clients de l’A350. N’oublions pas que d’un point de vue contractuel, il est difficile et coûteux de gérer des retards d’industrialisation, et donc de livraison. C’est un enjeu important.

Propos recueillis par Elodie Vallerey

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