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À WALL STREET: La fièvre est passée mais la volatilité s'est installée

Publié le

par Saqib Iqbal Ahmed

À WALL STREET: La fièvre est passée mais la volatilité s'est installée
Wall Street a beau avoir déjà regagné plus de la moitié du terrain perdu lors de la brusque correction du début du mois, il est peu probable que les marchés actions américains retrouvent le calme inhabituel dans lequel ils ont baigné en 2017. /Photo prise le 16 février 2018/REUTERS/Lucas Jackson
© LUCAS JACKSON

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a beau avoir déjà regagné plus de la moitié du terrain perdu lors de la brusque correction du début du mois, il est peu probable que les marchés actions américains retrouvent le calme inhabituel dans lequel ils ont baigné en 2017.

La Bourse de New York, fermée lundi, jour férié aux Etats-Unis, a connu début février une soudaine poussée de fièvre et, avec le retour de la volatilité sur les marchés, ses variations quotidiennes de plus de 1% constatées ces dernières semaines pourraient devenir monnaie courante.

"Nous nous attendons à ce que le choc actuel annonce un régime de volatilité plus élevée", dit Jim Strugger, stratégiste dérivés chez MKM Partners.

L'indice CBOE de la volatilité, baromètre le plus suivi de l'état d'esprit des investisseurs aux Etats-Unis, s'est envolé le 6 février jusqu'à un pic de deux ans et demi à 50,30 alors qu'il a affiché l'an dernier une moyenne historiquement basse de 11. Il est revenu sous 20 mais reste nettement au-dessus de son plus bas record à 8,56 atteint le 24 novembre.

"La peur a reflué de manière spectaculaire mais on n'est assurément pas revenu au niveau de contentement observé avant la correction", dit Randy Frederick, vice-président trading et dérivés chez Charles Schwab.

"Les contrats à terme sur le VIX semblent indiquer que le VIX pourrait retomber de ses niveaux actuels jusqu'à 15 peut-être au cours des deux prochains mois mais il y a peu de signes, si ce n'est aucun, indiquant que nous le verrons de nouveau à 10 prochainement."

Le VIX est calculé à partir du prix des options sur le S&P-500 et il constitue donc un indicateur de l'anticipation globale des investisseurs quant aux variations à court terme de cet indice de référence.

Si par exemple le S&P-500 est à 2.744 points - il a clôturé vendredi à 2.732 - un VIX à 15 correspond à une variation quotidienne de l'indice de 21,54 points, soit quasiment 0,8%, souligne Randy Frederick.

VOLATILITÉ ÉLEVÉE N'EST PAS CONTRAIRE À MARCHÉ HAUSSIER

Depuis début février, le S&P-500 a connu huit séances de variation supérieure à 1%, soit autant que sur l'ensemble de l'année dernière.

Plusieurs investisseurs en vue comme Jeffrey Gundlach, surnommé le roi de l'obligataire à Wall Street ("Bond King"), ou Douglas Kass, gérant de fonds spéculatif chez Seabreeze Partners Management, prédisent encore des temps agités pour les actions.

Une volatilité plus élevée ne signifie toutefois pas nécessairement la fin d'un marché haussier pour les actions. Les trois années au cours desquelles la moyenne du VIX a été la plus forte, soit 1999, 2003 et 2009, ont coïncidé avec des gains d'au moins 20% pour le S&P-500.

"Ce qui compte vraiment, c'est la vitesse du basculement", dit Michael Purves, responsable de la stratégie mondiale chez Weeden & Co. "Et la vitesse du basculement est lente."

"Il n'y a aucune raison pour que les actions ne puissent pas évoluer plus haut avec une volatilité plus élevée", ajoute-t-il.

L'un des éléments à surveiller dans les prochains mois sera la croissance des bénéfices des entreprises.

Les analystes prédisent une poursuite de la croissance des profits des entreprises du S&P-500 au cours des prochains trimestres, avec un pic à 21,3% au troisième avant un repli à 17,8% au quatrième, selon les données de Thomson Reuters.

"Quand la croissance des bénéfices commence à se retourner et passe d'une croissance positive à une croissance négative, à une décélération, on voit la volatilité augmenter sur le marché", dit Nick Kalivas, stratégiste sur les produits actions chez Invesco PowerShares.

Un marché plus agité pourrait fournir une occasion de briller aux investisseurs sélectifs.

"Cela va mettre davantage l'accent sur la qualité de la gestion active et de la sélection des titres, sur l'allocation d'actifs et sur toutes les choses pour lesquelles nous sommes payés parce que nous sommes théoriquement bons", dit Phil Orlando, stratégiste marchés actions chez Federated Investors.

(Avec Chuck MikolajczakBertrand Boucey pour le service français)

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